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Environnement

Le bout du tunnel pour les équipes de la centrale nucléaire de Belleville sur Loire

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Berry, France Bleu Orléans

L'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) lève la surveillance renforcée qui était en cours sur la centrale depuis presque deux ans et demi. L'ASN estime que " les pratiques en matière de sûreté se sont, de manière générale, sensiblement améliorées."

La centrale nucléaire de Belleville sur Loire
La centrale nucléaire de Belleville sur Loire © Radio France - Michel Benoit

Belleville-sur-Loire, France

En septembre 2017, les experts de l'ASN d'Orléans avait décidé de multiplier les contrôles sur la centrale de Belleville. Ils estimaient que la détection des écarts et la conduite des installations n'étaient pas suffisamment maîtrisés ou ne présentaient pas suffisamment de rigueur.   Aujourd'hui, l'ASN note une nette amélioration, les équipes ont su se remettre en cause : " Je pense qu'il s'agit davantage de développement de compétence des agents de la centrale, un renforcement des contrôles internes en matière de sûreté, analyse Alexandre Houlé, chef de l'ASN d'Orléans. Il y a une plus grande implication des managers des équipes au plus près du terrain plutôt que de gros investissements. Il y a une plus grande discipline, moins d'accoutumance à voir des anomalies. Il y a deux ans, c'est l'ASN qui pouvait découvrir des anomalies sur le terrain, anomalies qu'EDF n'avait pas détectées. Aujourd'hui la plupart des anomalies que nous remarquons sont le plus souvent déjà repérées par les équipes de la centrale." 

Jean-Marie Boursier, directeur de la centrale nucléaire de Belleville sur Loire. - Radio France
Jean-Marie Boursier, directeur de la centrale nucléaire de Belleville sur Loire. © Radio France - Michel Benoit

Aujourd'hui l'autorité de sûreté nucléaire estime avoir le recul nécessaire sur les changements de méthode de travail initiés à Belleville. Elle est donc plus rassurée sur la manière dont sont conduites les installations et leur maintenance. La rigueur est à nouveau au rendez-vous. Cela se traduit dans les faits avec une réduction des incidents, note le directeur de la centrale, Jean-Marie Boursier : " En 2016, on avait déclaré huit incidents de niveau 1, sur une échelle qui monte jusqu'à 7. En 2019, on n'en a déclaré que trois alors que c'est l"année la plus chargée sur le plan industriel puisqu'on a fait notre visite décennale sur le réacteur numéro deux , de mai à décembre. On fait moins d'écarts, et de moindre importance, et je tiens à rendre hommage aux équipes de la centrale et aux sous-traitants qui interviennent. C'est une satisfaction et une fierté pour nous d'obtenir ces résultats." 

Le poste de conduite de la centrale de Belleville sur Loire - Radio France
Le poste de conduite de la centrale de Belleville sur Loire © Radio France - Michel Benoit

Le réseau Sortir du Nucléaire salue le travail de l'ASN : " Heureusement que l'autorité de sûreté nucléaire est là, se réjouit Françoise Pouzet, représentante de Sortir du Nucléaire en Berry Puisaye Giennois. Ceci dit, mi décembre, à la réouverture du réacteur numéro deux, il y a eu une surchauffe. Un incident qui a duré quatre heures et une température de l'air montée à 95 ° sous la cuve du réacteur. Cela fait froid dans le dos ! EDF l'a dit à l'ASN, quand même !" L'Autorité de Sûreté Nucléaire prévoit 25 à 30 jours de contrôle cette année à Belleville sur Loire (c'était une quarantaine en 2019). Quant au réseau Sortir du Nucléaire, il s'est pourvu en cassation puisqu'il avait mis en cause la responsabilité d'EDF dans la répétition des incidents survenus à la centrale nucléaire de Belleville sur Loire.

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