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Le chantier de démolition du barrage de La Roche-Qui-Boit entame sa première phase

Ducey-les-Chéris

Après la destruction du barrage de Vezins par l'Etat, EDF entame la démolition du site hydroélectrique de la Roche-Qui-Boit à Ducey-Les-Chéris dans le sud Manche. Cette destruction doit se faire en trois étapes jusqu'à l'hiver 2022. Objectif : redonner à la rivière la Sélune son visage initial.

Le chantier de démolition du barrage hydroélectrique de La Roche-Qui-Boit doit durer jusqu'à l'hiver 2022
Le chantier de démolition du barrage hydroélectrique de La Roche-Qui-Boit doit durer jusqu'à l'hiver 2022 - M. Didier

Une étape essentielle vers la renaturation de la Sélune débute ce lundi 28 septembre aux abord du barrage de La Roche-Qui-Boit, à Ducey-Les-Chéris, dans le sud Manche. EDF débute l'extraction des sédiments présents de le lac de retenue afin de reprofiler le lit de la vallée de la rivière et éviter leur transfert en aval du barrage, pour protéger la baie du Mont-Saint-Michel. C'est la première des trois étapes de déconstruction du site de La Roche-Qui-Boit, qui doit se terminer à l'hiver 2022.

"Cette première étape de retrait des sédiments doit durer dix mois", explique Stéphane Choley, directeur EDF Hydro région Normandie. Une drague, pouvant extraire des boues jusqu'à vingt mètres de profondeur (le lac peut atteindre douze mètres de fond), a été installée pour pomper les sédiments. Et puis 10% des sédiments sont curés à l'aide de pelles mécaniques, là où la retenue est moins large. 

210.000 m3 de sédiments à extraire

Les sédiments sont ensuite transférés jusqu'à l'ancienne retenue du barrage de Vezins via un réseau de quatre kilomètres de tuyaux. Au total, 210.000 m3 de boues doivent être retirées : la capacité maximale de refoulement des sédiments est de 1270 m3/h. Le chantier mobilise une douzaine de personnes. Il y en aura une trentaine au pic de l'activité au moment de la déconstruction des ouvrages. 

L'objectif numéro un, c'est que cette déconstruction d'ouvrage ne vienne pas polluer la baie du Mont-Saint-Michel - Stéphane Choley, directeur EDF Hydro région Normandie

L'une des grandes particularités de ce chantier, c'est que ces sédiments vont être stockés dans des 70 géotubes en polypropylène, répartis sur 45.000 m2 dans des "casiers" aménagés. Il s'agit de grosses poches de quatorze mètres de large. "_Les géotubes, c'est une technologie qui permet d'_assurer un séchage rapide des sédiments, entre trois et six mois. Une fois le niveau de séchage atteint, on étale ces sédiments pour reprofiler les berges, et la Sélune reprendra ses droits dans le temps", explique Hicham Agoumi, ingénieur chargé d'affaires. Des digues servent de butées pour éviter aux géotubes de tomber dans la Sélune. 

Fin du chantier prévue à l'hiver 2022

Au printemps 2021, la deuxième étape du chantier devrait débuter, celle de la vidange du barrage. Elle doit durer deux mois et entraînera l'arrêt de la production hydroélectrique sur le site (le barrage produit de quoi alimenter pour un an 1250 habitants en électricité). L'abaissement de l'eau se fera de "manière progressive et très encadrée" prévient EDF. 

Ensuite, à partir de mai 2021, c'est le début de la troisième et dernière phase : la démolition en tant que telle de l'ouvrage. Une brèche doit être réalisée dans le barrage, pour permettre le passage d'une éventuelle crue millénale. Cette opération doit garantir la sûreté et la sécurité des intervenants. Les deux rives seront détruites. L'espace doit être retravaillé et reboisé. Caractéristiques de l'usine, les voûtes en pierre seront conservées pour valoriser le patrimoine industriel. 

Il s'agit d'un des premiers chantiers de déconstruction d'ouvrages hydroélectriques. EDF indique que "cette opération de restauration complète d'un fleuve côtier est unique en Europe. Ainsi, 90 km de cours d'eau sont entièrement ouverts à la reconquête de la biodiversité, avec le retour naturel d'espèces aquatiques emblématiques comme le saumon de l'Atlantique et l'anguille européenne".

A terme, la rivière la Sélune doit retrouver son lit
A terme, la rivière la Sélune doit retrouver son lit © Radio France - Pierre Coquelin
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