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Le désarroi des apiculteurs face aux vols et dégradations de leurs ruches

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Par , France Bleu Belfort-Montbéliard, France Bleu

Après le réchauffement climatique et les ventes de miel en chute libre à cause de la crise sanitaire, les apiculteurs doivent faire face à une nouvelle problématique : les vols et les dégradations de leurs ruches. Ils doivent s'équiper de dispositifs de surveillance pour éviter les pertes.

Les apiculteurs sont de plus en plus victimes de vols de ruches.
Les apiculteurs sont de plus en plus victimes de vols de ruches. © Radio France - Fred Chapuis

C’est le nouveau fléau chez les apiculteurs : le vol de ruches et les dégradations. Après avoir été victime de 5 vols de ruches en 2019 puis 17 dégradations en 2020, Tanguy Collet, qui possède une une centaine de ruches, a de nouveau vu ses abeilles attaquées cette année. Deux de ses ruches ont été détruites au parc Japy à Audincourt (Doubs) , une pendant l'hiver et une autre il y a quelques semaines : " J'ai réussi à sauver une ruche mais pour la seconde, toutes les abeilles étaient mortes. Dès qu'on ouvre le couvercle, elles congèlent. C'est rageant ! C'est encore pire que du vol parce qu'avec le vol, on peut espérer qu'elles soient encore en vie"

Caméras de surveillance et traceurs GPS dans les ruches

Pour se prémunir de ces dégradations et ces vols, Tanguy Collet va devoir installer ses ruches dans des maisonnettes en bois cadenassés. D'autres ont décidé d'employer les grands moyens. C'est le cas de Thierry Brocard, apiculteur à Chèvremont, dans le Territoire de Belfort : "J'ai acheté 8 dispositifs de surveillance : des traceurs GPS et des caméras de surveillance. Pour le traceur, ça se glisse dans la ruche  et dès qu'on va toucher la ruche, elle va envoyer un SMS. Pour les caméras de surveillance, on peut le régler sur photo ou vidéo et dès que la caméra détecte en mouvement, elle prend une photo ou lance la vidéo"

Chaque dispositif coûte 60 euros mais c'est un investissement nécessaire pour l'apiculteur : "Quand vous achetez une caméra, vous dépensez qu'une seule fois alors que reconstruire une ruche, cela coûte beaucoup plus cher, en plus de la perte affective". Pour chaque ruche dégradée ou volée, les pertes sont estimés à 600 euros. 

Les caméras installées dans des fausses ruches se déclenchent dès le passage d'un individu
Les caméras installées dans des fausses ruches se déclenchent dès le passage d'un individu © Radio France - Timothé Rouvière
Chaque caméra ou traceur GPS coûte 60 euros.
Chaque caméra ou traceur GPS coûte 60 euros. © Radio France - Timothé Rouvière

Former les nouveaux apiculteurs pour éviter les vols 

Thierry Brocard en appelle aussi à la formation des jeunes apiculteurs pour lutter contre ces vols : "Les vols de ruches viennent des autres apiculteurs selon moi, qui ont perdu des ruches et qui veulent refaire un cheptel à moindre coût. Plus les jeunes apiculteurs seront formés, moins il y aura de vols car faire un essaim d'abeilles, il n'y a rien de plus simple, il suffit de poser une ruche et secouer la branche et les abeilles tombent dedans et votre essaim vous l'avez récupéré "

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