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Le Grau-du-Roi à la pointe dans la lutte contre les chenilles processionnaires

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Mars, les première chaleurs : les chenilles processionnaires descendent des pins. Phéromones, sacs-pièges, mésanges... tous les moyens, sauf les insecticides, sont bons dans la ville du Grau-du-Roi (Gard) pour diminuer les nuisances de ces chenilles processionnaires.

Chenilles processionnaires - illustration Chenilles processionnaires - illustration
Chenilles processionnaires - illustration © Maxppp - Eric Duliere

C'est en ce moment, lors des premières chaleurs après l'hiver, que les chenilles processionnaires descendent des pins où elles ont passé l'hiver en cocon. Elles descendent des pins à la queue-leu-leu, d'où leur nom de chenilles processionnaires, pour gagner le sol et s'y enfouir. Elles en ressortiront plus tard sous forme de papillon, un papillon de nuit. Et c'est en gagnant le sol qu'elles sont dangereuses : un chien peut les manger, un enfant les toucher, or leurs soies sont très urticantes. La ville du Grau-du-Roi compte des milliers de pins, abri naturel de ces chenilles. D'où la lutte contre ces animaux, mais une lutte biologique, la ville est "zéro phyto".

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Tout un arsenal de lutte tout au long de l'année contre ces chenilles mais hors de question de les éradiquer, il s'agit juste de rendre leurs nuisances supportables. En fin d'hiver, pour les contrarier dans leur descente des pins, des sacs pièges le long des troncs qui les retiennent avant qu'elles n'arrivent au sol. En mai, au moment de la reproduction, des pièges à phéromones pour attraper les mâles ou encore la projection de ces mêmes phéromones sur les arbres à l'aide d'un fusil de paint-ball et le mâle va mourir d'épuisement à voler pour trouver une femelle qui n'existe pas. Puis en été, grâce à la centaine de nichoirs installés, les couples de mésanges vont nourrir leurs petits avec les jeunes chenilles. Enfin, en hiver, un coup de tronçonneuse sur certaines branches infestées de cocons pour ensuite les brûler.

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Pas une seule goutte d'insecticide, la ville n'en veut plus et le responsable des espaces verts, Johan Joly, estime être maître de la situation. Il y a bien sûr des cocons dans les arbres, mais les environs des écoles et crèches sont très surveillés, de même que tous les lieux de promenade. Juste reconnaît-il la perte d'un arbre, l'année dernière. Un pin tellement attaqué par les jeunes chenilles nées durant l'été qu'il n'a pas supporté. A noter que la ville du Grau du Roi n'abrite pas que des pins parasols, elle compte également des pins sylvestres. Pas de chance pour ces derniers, les chenilles sembles les préférer, ils ont donc toujours plus de cocons que les autres.

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