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Un potager urbain partagé ou un centre d'apprenti pâtissier, sur le campus Artem de Nancy, il faut choisir

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Par , France Bleu Sud Lorraine

Un collectif d’habitants a investi une friche urbaine derrière Artem à Nancy avec un potager partagé mais les jardiniers ont vu pousser un permis de construire du futur Cépal pour les apprentis pâtissiers et coiffeurs. La métropole a autorisé les grues mais va proposer des terres sur le campus.

La friche derrière Artem s'étend sur 10 000 mètres carrés.
La friche derrière Artem s'étend sur 10 000 mètres carrés. © Radio France - Thierry Colin

Un collectif citoyen envisage de transformer la friche urbaine en véritable petit havre de paix au milieu des immeubles juste derrière les anciennes casernes Molitor. Aujourd’hui, entre le marché couvert d’Haussonville et les bâtiments vides du campus universitaire Artem, les derniers légumes ont gelé et sont recouverts de neige. Mais les plans vont devoir bouger de quelques dizaines de mètres car il faut loger les 900 apprentis pâtissiers, coiffeurs ou boulanger du Cépal qui sont dans un bâtiment vétuste sur les hauteurs de Laxou. 

Le collectif Par-delà les murs, qui se dit issu du mouvement des Gilets jaunes, appelle le maire à arrêter le chantier et à faire un référendum sur la parcelle.

D'autres parcelles proposées

Le collectif d’une soixantaine de citoyens à la main verte envisage de déployer des serres, une agora, des lieux d’exposition pour les artistes et même de l’aquaponie, sur la parcelle d’un peu plus de 10 000 mètres carrés qui doit accueillir les 900 apprentis du Cépal dont les locaux à Laxou sont vétustes. 

Le projet avait été engagé sous l’ère Rossinot et a été validé par l’équipe de Mathieu Klein. L’ambition d’une mixité avec le campus universitaire et le rapprochement du centre-ville «a du sens» pour la nouvelle majorité de gauche qui estime qu’il y a urgence à reloger les jeunes apprentis.  

Marre de voir du béton et des immeubles-Légo un peu partout

Sur place, le collectif ne cache pas sa déception : «On a fait des analyses et la terre est excellente» assurent les jardiniers urbains qui ont investi la terre pendant le premier confinement. Et ils ont ramassé « 300 kilos de patates, 80 kilos de tomates… C'est impressionnant ». 

Le projet envisagé sur la parcelle par le collectif.
Le projet envisagé sur la parcelle par le collectif. - Par-delà les murs Nancy.

Morgan Barbe et  Stéphane Lefèvre ne souhaitent pas voir de construction sur le terrain qui a toujours été en friche : « Historiquement, cette friche n'a pas vocation à être bétonnée. On pense que le Cépal a tout intérêt à être construit, mais pas sur cette parcelle». Et les défenseurs de la terre vierge en centre-ville de regarder sur un bâtiment juste à côté : «Le centre des affaires, c'est un bâtiment qui est en grande partie vide. Pourquoi ne pas ripper le projet de quelques mètres ?» se demande Stéphane Lefèvre.  

«J'en ai marre de voir du béton. Si vous regardez un peu l'ensemble. La cohérence du quartier d’Haussonvile, on nous a planté des immeubles-Légo un peu partout» renchérit Eric, cet habitant du quartier qui a donné de la binette au printemps.  

Les 900 apprentis vont être aux côtés des étudiants d’Artem

La vice-présidente de la métropole à la transition écologique Chaynesse Khirouni rappelle que : «La parcelle a vocation à accueillir le Cépal, le centre de formation des apprentis de la Chambre des métiers, qui doit déménager depuis plusieurs années du fait de locaux vétustes et délabrés. Les 900 apprentis vont être aux côtés des étudiants d’Artem, c'est un projet qui est important parce qu’il allie la mixité des étudiants sur un campus universitaire et aujourd'hui, l'urgence, c'est de construire ce centre parce que les apprentis travaillent dans des conditions difficiles. Donc, il faut que les travaux démarrent très vite. D'où la validation du permis de construire pour travaux qui vont démarrer en 2021 pour une livraison courant 2023. 

Il y a urgence à ce que ce centre puisse être construit le plus rapidement possible pour que les apprentis puissent avoir un lieu de formation accessible aux transports, aux équipements, à la culture. Le choix de ce site est réfléchi. Il a un sens». 

Nous avons identifié quatre parcelles de l'ordre de 4500 mètres carrés

Une vice-présidente maintient le projet et réaffirme en même temps son attachement aux jardins partagés : «Nous avons envie d'amplifier ces actions et nous avons identifié avec les services quatre parcelles sur le site d’Artem de l'ordre de 4500 mètres carrés qui pourront être mis à disposition des habitants du quartier, du collectif, et pourquoi pas des étudiants qui pourraient aussi être intégrés à ce type de projet». 

Politique ambitieuse pour limiter l'urbanisation

Et l’ancienne députée de poursuivre : «Nous sommes en train d'élaborer au niveau de la métropole le plan local d'urbanisme intercommunal. Il est important justement de préserver le foncier, de préserver les terres et d'avoir une politique ambitieuse pour limiter l'urbanisation.» 

Le maire de Nancy, Mathieu Klein, s’est engagé à venir lui-même rencontrer le collectif avec Chaynesse Khirouni, sur place, le 22 janvier et a rappelé que ces initiatives étaient encouragées et amenées à s’amplifier.

Le collectif envisage un jardin partagé sur 10 000 m2.
Le collectif envisage un jardin partagé sur 10 000 m2. - Par-delà les murs Nancy.
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