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Environnement

La consigne des bouteilles plastiques, ce n'est pas pour tout de suite

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Par , , France Bleu

La consigne des bouteilles en plastique aurait-elle du plomb dans l'aile ? Après que le Sénat a retoqué l'idée du gouvernement, celui-ci propose des expérimentations et une mise en place pas avant 2023, avant un débat dans l’hémicycle le 9 décembre.

Déversement de bouteilles plastiques au centre de tri  de Clermont
Déversement de bouteilles plastiques au centre de tri de Clermont © Radio France - Emmanuel Moreau

France

L'idée du retour de la consigne sur les bouteilles plastiques est-elle définitivement enterrée ? 

On peut se poser la question, alors que le gouvernement nous apprend dans une note transmise dans la nuit de lundi à mardi 26 novembre que le projet ne serait qu'une expérimentation dans des "territoires volontaires" pour une mise en place pas avant 2023

C'est le point sensible de la loi anti-gaspillage, débattue à l'Assemblée nationale à partir du 9 décembre.

Fronde des sénateurs et des maires

L'idée de la consigne est simple : faire payer plus cher un produit en plastique, 15 centimes une bouteille d'eau par exemple, et rendre ce surplus lorsque vous ramenez la bouteille en magasin ou dans un lieu pour la recycler. Mais en septembre, le Sénat a rejeté dans un quasi-consensus ce type de consigne. 

Les sénateurs ont évoqué des motifs écologiques et critiqués les lobbys des grandes entreprises, notamment Coca Cola : la consigne donnerait une image plus "verte" à l'usage des plastiques et permettrait d'en vendre plus. Ils craignent aussi qu'une telle mesure permette aux industriels de s’exonérer de la taxe recyclage, d'un centime par bouteille. 

Pour les maires, le plastique est un déchet valorisable : la Fédération professionnelles des entreprises du recyclage (Federed) craint un impact financier pour les collectivités qui vendent leurs déchets à des entreprises spécialisées.

Soutien des associations écolos

Côté soutiens, les ONG environnementales et les militants écologistes ont eux pris position en faveur de cette consigne. Nicolas Hulot, l'ex-ministre de l'environnement promeut une "consigne pour recyclage couplée à la consigne pour réemploi [est une] première étape pour améliorer la collecte".

Dans son communiqué, le gouvernement insiste lui sur la "concertation". Le Sénat préconise lui un retour de la consigne pour le verre. Mais pour ça, il faudrait des bouteilles en verre standard, ce qui ne plairait pas non plus aux industriels, obligés de revoir leurs modèles.

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