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Les agriculteurs corses face au défi du changement climatique

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Par , , France Bleu RCFM

Si le coup de froid et les mauvaises conditions météo de ces derniers jours peuvent laisser présager le contraire, les agriculteurs corses font désormais face à des hivers de plus en plus doux, ce qui n'est pas sans conséquences pour leurs exploitations.

La floraison intervient de plus en plus tôt en raison de la douceur des températures.
La floraison intervient de plus en plus tôt en raison de la douceur des températures. © Radio France - Maxime Becmeur

Le mois de janvier 2020 a été le plus chaud jamais enregistré sur la planète, et malgré la baisse des températures enregistrée début mars, le froid n'a été que très peu présent depuis le début de l'hiver. Une douceur avec des conséquences importantes pour les agriculteurs. 

Par exemple, sur les arbres de Jean-Jacques Fieschi, apparaissent déjà les premiers signes de floraison (voir photo ci-dessus), "Les jeunes pousses sont déjà là, c'est du jamais vu à cette période de l'année" commente le président de la filière maraîchage de Corse.

Preuve que les hivers sont de plus en plus chauds, Jean-Jacques Fieschi a été obligé de commencer à arroser ses agrumes en plein mois de février. Désormais, l'agriculteur craint un inversement des saisons, qui pourrait avoir des conséquences gravissimes pour les cultures "Ce qu'il risque de se passer, c'est que l'on aura probablement un printemps pluvieux, avec peut-être des gelées tardives qui provoqueraient la chute des fleurs et une perte de récolte".

Jean-Jacques Fieschi sur son exploitation située au sud de Bastia
Jean-Jacques Fieschi sur son exploitation située au sud de Bastia © Radio France - Maxime Becmeur

S'adapter, une nécessité 

Face à ce constat qui les inquiète, les professionnels et notamment les maraîchers tentent de s'adapter en investissant dans des serres. C'est par exemple le cas de Jean-Jacques Fieschi, qui a un projet avec des serres multi-chapelle "On s'adapte car on a pas le choix, dans notre filière on va de plus en plus vers des cultures protégées, avec des serres, pour pouvoir nous assurer des récoltes car on ne sait pas où l'on va".

Jean-Jacques Fieschi, président de la filière maraîchage de Corse

Ces serres se veulent d'ailleurs de plus en plus résistantes aux conditions météo difficiles, comme les vents forts. Les investissements peuvent atteindre 300 000 à 500 000€ par hectare.

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