Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Les défenseurs de la forêt de Branches donnent de la voix

-
Par , , France Bleu Auxerre

Ils étaient une bonne centaine, ce mercredi soir, en face de l’hôtel de ville d'Auxerre. Des manifestants qui ne veulent pas qu'on coupe des arbres dans la forêt de Branches pour les besoins de l'aérodrome.

Les manifestants dénoncent un projet catastrophique.
Les manifestants dénoncent un projet catastrophique. © Radio France - Thierry Boulant

Une centaine de manifestants a participé mercredi soir à un rassemblement devant l’hôtel de ville d'Auxerre.  Des défenseurs de l'environnement, des riverains qui ne veulent pas qu'on coupe la forêt de Branches. Ils s'opposent à la possible destruction de plusieurs hectares de bois, pour les besoins du nouveau plan de servitude de l'aérodrome.

Pour eux, ce projet est écologiquement catastrophique et économiquement incompréhensible. "Ce qui est choquant dans ce projet, c'est qu'on n'ait pas pris en considération les bois classés autour, qu'on n'ait pas pris en compte qu'on est sur une zone Natura 2000 et puis aussi l'argent publique que coûte cet aérodrome par ailleurs ! Est-ce que c'est bien raisonnable de maintenir un tel équipement ?", interroge une manifestante.

Un projet écologiquement catastrophique et économiquement incompréhensible pour ces défenseurs de l'environnement.

C'est un non sens écologique et économique

"Il y a 33 hectares de bois qui vont aller par terre, c'est contestable ! On sait bien qu'avec l'élévation de température globale de la planète, il faudrait mieux conserver les arbres et là, on va les couper et faire venir des avions qui brûlent du kérosène donc on va aggraver encore la situation", poursuit un autre militant.

Une centaine de personnes rassemblées à Auxerre pour "sauver la forêt de Branches".
Une centaine de personnes rassemblées à Auxerre pour "sauver la forêt de Branches". © Radio France - Thierry Boulant

"Je pense qu'écologiquement c'est un non sens, et économiquement c'est un non sens aussi. On veut nous faire croire qu'il y a des gens qui attendent impatiemment de pouvoir venir en avion à l'aéroport d'Auxerre Branches pour développer économiquement la région, ce qui est complètement faux ! Et donc on ferait fi de l'écologie pour quelque chose qui ne tient pas debout", conclut une autre manifestante.

Jean-Paul Castel, président de l'association "sauvons la forêt de Branches" et ancien pilote de ligne

Des restrictions de circulation depuis 2018

Depuis 2018, le site est bridé et ne peut utiliser que 1200 de ses 1600 mètres de pistes à cause des arbres. Pourtant selon Jean-Paul Castel, président de l'association "Sauvons la forêt de Branches" et ancien pilote de ligne, cette remise aux normes est faite en dépit du bon sens : "Remettre aux normes, c'est très bien mais il ne faut pas faire n'importe quoi ! Par exemple, on parle de  libérer les 1650 mètres de piste en coupant des arbres, mais on a oublié qu'il y a une route, qui passe à 150 mètres du bout de piste. Or, les avions survolent assez bas lorsqu'ils prennent leur envol... donc même s'il n'y avait plus aucun arbre dans toute la Bourgogne, on ne pourrait utiliser que 1400 mètres de piste. Donc pourquoi vouloir mentir aux citoyens ? On a coupé 17 hectares de forêt du côté de Charbuy de façon totalement inutile, par méconnaissance totale de la réglementation".

Une pétition et une enquête publique

Les manifestants ont remis une pétition à la communauté d'agglomération de l'auxerrois. Elle a, selon eux, recueilli 3 000 signatures. La préfecture de l'Yonne lance justement le 9 janvier une enquête, ouverte jusqu'au 29 janvier.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess