Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
DOSSIER : France Bleu Montagne

VIDÉO - Les gardes-moniteurs du Parc national des Écrins de retour sur le terrain

-
Par , France Bleu Isère

Le Parc national des Écrins compte une quarantaine de gardes-moniteurs. Depuis le 11 mai, ils ont pu reprendre leurs missions de surveillance, d'entretien et de suivi de la faune et de la flore. Nous avons accompagné l'un d'entre eux dans le Valbonnais.

Le panneau est caché sous un rocher, à l'abris des intempéries comme des plaisantins. Samy Jendouby se souvient exactement de l'endroit où il l'a dissimulé avant l'hiver. En cette matinée ensoleillée, ce garde-moniteur est venu réinstaller la signalétique qui marque l'entrée dans le cœur du Parc national des Écrins sur le sentier qui mène au lac du Vallon, au-dessus du hameau de Chantelouve.

L'entrée du Parc
L'entrée du Parc © Radio France - Lionel Cariou

Le Valbonnais, qui culmine avec l'Olan (3564 mètres), est sans doute le secteur le plus sauvage et le moins fréquenté des 93.000 hectares du Parc, un îlot de tranquillité "à l'écart des bruits du monde" comme le dit Samy Jendouby, citant une vieille brochure de communication. De fait ici on n'entend que le chant des oiseaux et les cris des marmottes, couverts par le torrent de la Malsanne gonflé par la fonte des neiges.

Le torrent de la Malsanne
Le torrent de la Malsanne © Radio France - Lionel Cariou

Police de l'environnement et entretien des sentiers

Une fois redressé le panneau indique au randonneur qu'il pénètre dans un espace protégé : les chiens ne sont pas autorisés, tout comme les drones ; et si le bivouac d'une nuit est permis, le camping sur plusieurs jours est totalement proscrit, comme les feux de bois. Le garde-moniteur, écusson "Police de l'environnement" cousu sur la poitrine, veille au grain.

Samy Jendouby, garde-moniteur depuis une vingtaine d'années dans les Ecrins
Samy Jendouby, garde-moniteur depuis une vingtaine d'années dans les Ecrins © Radio France - Lionel Cariou

Mais aujourd'hui, point de contrevenant. Et pour cause : il n'y a pas de randonneur. Mais Samy Jendouby a de quoi s'occuper : il faut entretenir les sentiers, réinstaller les panneaux et remonter les passerelles mises à l'abris des avalanches pendant l'hiver. "C'est vrai qu'avec le confinement on a un bon mois de retard sur cette activité, note le garde-moniteur, mais on fait de notre mieux pour que tout soit en place pour les randonneurs qui vont venir découvrir le Parc."  Hé oui car les 40 agents de terrain eux-aussi ont été confiné pendant deux mois... Samy s'est mis au télé-travail - de l'administratif et la rédaction de textes pour le site internet. Aujourd'hui, il est bien content d'avoir retrouvé ses montagnes.

Observations tronquées cette année en raison du confinement

L'observation de la faune fait partie des missions des gardes-moniteurs
L'observation de la faune fait partie des missions des gardes-moniteurs © Radio France - Lionel Cariou

Il continue sur le sentier poussant machinalement sur le côté les pierres qui s'y trouvent, comme un réflexe professionnel. Vers 1.700 mètres d'altitude, il s'arrête et sort sa paire de jumelles pour tenter d'apercevoir des bouquetins : "ça peut être une zone de mise bas, on peut trouver quelques étagnes(la femelle du bouquetin, ndlr)". Mais rien cette fois-ci. Les bêtes sont sans doute montées plus haut, suivant la neige dans sa retraite.

Myosotis
Myosotis © Radio France - Lionel Cariou

Confinés chez eux, les gardes-moniteurs ont aussi raté une partie du printemps. Le recensement de certaines plantes s'en trouve perturbé : il est très difficile par exemple de repérer les zones de présence des gagées maintenant que les pétales sont tombées. Même chose pour la faune, notamment les rapaces "comme les circaètes qui arrive à cette époque et dont on suit la nidification, et les aigles royaux qui commencent à nicher à partir du mois de mars. L'aigle est une espèce prioritaire donc on va essayer de rattraper le retard mais ce sera plus difficile de les détecter. Ils ont déjà choisi leurs aires et ils patrouillent moins." En revanche il est déjà trop tard pour le comptage des Tétras lyre, autre espèce emblématique et menacée.

Le comptage des espèces plus difficile cette année en raison du confinement
Le comptage des espèces plus difficile cette année en raison du confinement © Radio France - Lionel Cariou
Le Parc des Ecrins compte une quarantaine de gardes-moniteurs
Le Parc des Ecrins compte une quarantaine de gardes-moniteurs © Radio France - Lionel Cariou
Choix de la station

À venir dansDanssecondess