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Environnement
Dossier : France Bleu Montagne

La Mer de Glace sur laquelle se rend Emmanuel Macron aura perdu 80% de sa superficie en 2100

Alors qu'Emmanuel Macron se rend ce jeudi sur la Mer de Glace pour annoncer des mesures de protection du massif du Mont-Blanc, le glaciologue Christian Vincent s’alarme des conséquences du réchauffement climatique sur les glaciers. Il était l'invité de France Bleu Isère ce jeudi matin.

Christian Vincent, glaciologue à l'IGE (Institut des géosciences de l'environnement) de Grenoble
Christian Vincent, glaciologue à l'IGE (Institut des géosciences de l'environnement) de Grenoble © Radio France - Lionel Cariou

Chamonix, France

Les glaciologues de l’Institut des Géosciences de l'Environnement n’ont pas été conviés à la visite du Président de la République à Chamonix, en Haute-Savoie. Une décision que regrette Christian Vincent, glaciologue à l'IGE (l'Institut des géosciences de l'environnement). "Toutes les données sur le glacier proviennent de notre institut de recherche", remarque ce spécialiste de la Mer de Glace. "On aurait voulu parler directement à Emmanuel Macron des effets du réchauffement climatique."

La visite d’Emmanuel Macron est néanmoins un symbole fort selon Christian Vincent: "Le président vient constater le changement climatique… les glaciers constituent l’indicateur naturel le plus visible et facile à comprendre du changement climatique", indique le chercheur.

Christian Vincent sur la fonte des glaciers alpins et la visite d'Emmanuel Macron à Chamonix

Car la situation est toujours aussi alarmante pour Christian Vincent, dont le laboratoire suit l'évolution de la Mer de Glace depuis 60 ans. "La Mer de Glace perd quatre à cinq mètres par an, il faut rajouter des échelles chaque année pour accéder à sa grotte", constate-t-il. "En trente ans, le glacier a perdu 800 mètres de longueur." Et son recul, accentué depuis le début des années 2000, est bien sûr lié à la hausse des températures qui accélère sa fonte.

Les risques liés à la fragilisation des glaciers

Selon les projections actuelles des chercheurs de l’IGE, la Mer de Glace perdra jusqu’à 80% de sa surface d’ici la fin du XXIe siècle. Le glacier voisin d’Argentière aura lui complètement disparu. 

Le glaciologue Christian Vincent mesure la fonte du glacier d'Argentière - Radio France
Le glaciologue Christian Vincent mesure la fonte du glacier d'Argentière © Radio France - Lionel Cariou

Au-delà de la carte postale, la fonte des glaciers des Alpes présentent aussi un risque potentiel pour la population. "Des lacs peuvent se former dans les glaciers et pourraient menacer les habitations en aval s’ils se libèrent de la glace", détaille Christian Vincent. Autre risque : l’effondrement de certains glaciers pourrait provoquer des éboulements dévastateurs : "Les glaciers de très haute altitude, situés sur des pentes très raides à plus de 3000 mètres d’altitude, pourraient être déstabilisés dans l’avenir avec le réchauffement climatique", prévient le glaciologue.

C’est notamment le cas du glacier du Taconnaz, dans la vallée de Chamonix. Fin 2018, un éboulement massif avait alerté les riverains.

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