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CARTE - Canicule : neuf départements en vigilance rouge, 53 en orange

Les habitants du quartier des Aubes à Montpellier vont contester un projet immobilier devant le Conseil d'État

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Par , France Bleu Hérault

Cette une affaire vieille de presque cinq ans ! Les habitants du quartier des Aubes à Montpellier ont décidé d'aller devant le Conseil d'État pour faire annuler un projet immobilier qui prévoit la construction de deux immeubles de quatre étages de chaque côté de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc.

L'église Ste Jeanne d'Arc pourrait se retrouver entourée de deux bâtiments de 4 étages
L'église Ste Jeanne d'Arc pourrait se retrouver entourée de deux bâtiments de 4 étages © Radio France - Guillaume Roulland

Dans les rues de Manhattan, une église coincée entre deux buildings ultra-modernes, ça passe désormais inaperçu. Mais à Montpellier, ça ne passe pas ! Bien sûr, le projet qui envisage la construction de deux nouveaux immeubles et qui met en colère les habitants du quartier Les Aubes n'a heureusement rien à voir avec des gratte-ciels new-yorkais, mais l'évocation de leur simple présence, de chaque côté de la petite église, dont le clocher a déjà été envahit par des antenne-relais de téléphonie mobile, suffit à énerver bon nombre de riverains dont plusieurs ont accroché des banderoles sur les murs de leurs propriétés.

70 nouveaux logements et 200 habitants supplémentaires

Ce dossier est dans les cartons de la municipalité depuis 2015 ! Quand les habitants du quartier Les Aubes ont entendu parler de ces deux bâtiments pour la première fois, c'est encore Stéphanie Jannin qui officiait à la tête des affaires d'urbanisme de la ville. Il y a cinq ans, ses promoteurs, les Nouveaux Constructeurs, dévoilent le projet : deux immeubles de six étages chacun, construits de chaque côté de l'église

Il est prévu que l'un d'eux abritera au rez-de-chaussée la nouvelle école privée catholique Sainte-Jeanne-d'Arc, destinée à être détruite, mais dont finalement le toit a fini par s'effondrer durant l'épisode neigeux de mars 2017. Depuis, la vieille école a été fermée et les enfants sont accueillis dans des préfabriqués installés à côté de l'église.

Le comité de quartier des Aubes se mobilise très rapidement. Et il parvient à ramener le nombre d'étages à quatre maximum. Mais c'est une bien maigre victoire car il va ensuite aller de déconvenues en déceptions,. Malgré plusieurs recours en effet, le tribunal administratif de Montpellier donne raison aux promoteurs. Les juges reconnaissent que le projet peut effectivement poser soucis en matière de réseaux électriques, d'assainissement et même pluviaux, mais ils le valident néanmoins. Le combat continue donc pour les habitants du quartier.

"Les promoteurs sont tout puissants aujourd'hui à Montpellier !"

À force de se plonger dans les textes de la législation en vigueur, Serge Guidez, président du comité de quartier des Aubes et ancien cadre dans une grande entreprise publique, est devenu malgré lui un vrai spécialiste des questions d'urbanisme.

"Tout le monde sait que dans ce dossier, les réseaux ne seront pas suffisants pour accueillir 200 nouveaux habitants dans le quartier, mais on s'en moque. On le fera et on verra après, explique-t-il.  La justice administrative a reconnu que sur beaucoup de points, on a raison, mais elle passe outre parce qu'il y a des priorités, qui sont celles de l'urbanisation."

D'autres projets dans les têtes des habitants du quartier

Si les habitants des Aubes sont aussi très opposés à ces deux immeubles, c'est parce qu'ils avaient d'autres projets pour leur quartier. "On aurait préféré créer ici un lieu de vie, un local pour les associations, et même un marché, explique Sophie Requillart, qui habite juste en face de l'église et qui préside une autre association baptisée "Animation et Vie des Aubes". Fermer cette place, ce serait une erreur historique, car c'est le dernier lieu ouvert du quartier !" conclut-elle.

Désormais pour le comité de quartier, le seul recours est le Conseil d'État. Mais c'est une procédure qui coûte cher, car elle ne peut être confiée qu'à un avocat compétent à intervenir devant la plus haute juridiction administrative française. 

C'est la raison pour laquelle les habitants ont lancé une cagnotte en ligne. Quelque 70 habitants du quartier y ont déjà répondu favorablement, permettant ainsi de récolter 6.000 euros. Une somme encore insuffisante pour mener la procédure à son terme, mais on s'en rapproche. 

Le temps presse. Dans quelques jours, le délai pour déposer cet ultime recours sera dépassé.

Depuis 5 ans, des banderoles hostiles au projet ont été installées par les habitants de la rue Ernest Renan
Depuis 5 ans, des banderoles hostiles au projet ont été installées par les habitants de la rue Ernest Renan © Radio France - Guillaume Roulland
70 habitants du quartier ont déjà participé à la cagnotte mise en ligne pour financer un recours devant le Conseil d'Etat
70 habitants du quartier ont déjà participé à la cagnotte mise en ligne pour financer un recours devant le Conseil d'Etat © Radio France - Guillaume Roulland
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