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Dossier : La Carte blanche

Confinement : "Les humains ne peuvent vivre en pleine santé que si la planète est en bonne santé"

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Par , France Bleu Isère

Les animaux reprennent possession petit à petit de nos montagnes. Que se passera-t-il au moment de sortir de notre période de confinement ? France Bleu Isère a donné Carte blanche à Frédi Meignan, président de Mountain Wilderness.

Les Alpes iséroires et les animaux profitent du retrait des hommes en cette période de confinement.
Les Alpes iséroires et les animaux profitent du retrait des hommes en cette période de confinement. © Getty

Frédi Meignan tient un refuge dans le massif de Belledonne. Il est Président de Mountain Wilderness, une association de défense de la montagne.

Frédi Meignan nous invite à retrouver une activité en harmonie avec la nature dans nos montagnes au sortir de la crise.

La montagne revit-elle durant cette période de confinement ?

Oui et non... J'ignore comment les animaux pensent. Ils pourraient se poser la question , comme je me la pose :  « Pourquoi les hommes, d’habitude si envahissants et bruyants, ne sont plus là du tout ? » Bien sûr, les animaux ignorent que nous sommes confinés. Ils ont peut-être un sentiment d'être moins menacés, plus en liberté.

C'est vrai, nous les voyons plus. Un loup a été aperçu sur les pistes de Courchevel. Les agents du parc naturel dans les Calanques n'ont jamais vu autant de dauphins. Même les oiseaux, nous les entendons plus. C'est parce qu'il y a moins de bruit et qu'il y a moins d'avions. Sans parler de l'air qui se purifie dans nos vallées.

Au moment de sortir de ce confinement, vous aimeriez que nous reprenions une activité raisonnée.

Effectivement et c'est compliqué. Le problème aujourd'hui : pour que la nature revive, il faut que les hommes restent enfermés ? Non, ce n'est pas tenable. Par contre, ce qui n'est pas tenable non plus, c'est que nous repartions comme avant. C'est-à-dire de nouveau étouffer la nature.

"Une fois que le gros de la crise sera passée, nous aurons des choix très importants à faire."

Est-ce qu'on repart ? Oui, bien évidemment. Mais pas comme avant. Il nous faut repenser un équilibre de vie. Par exemple, à la montagne, est-ce qu'il ne faut pas réfléchir et apprendre à vivre avec la montagne telle qu'elle est. Nous nous sommes un peu comportés comme des bulldozers dans les dernières décennies avec des aménagements lourds, des pylônes, des canons... Nous avons tout adapté à l'homme. Ça, ce n'est plus tenable ! Il nous faut retrouver un respect, une harmonie.

Retrouver un équilibre, est-ce que c'est dépendre de touristes qui nous viennent de plus de 10 000 kilomètres ? Est-ce que c'est dépendre de matériaux ou de nourritures qui viennent de 5 000 ou 10 000 kilomètres ? Il y a moyen dans nos territoires, ensemble, de développer des activités agricoles, artistiques, artisanales, de pleine nature et en lien fort les uns avec les autres.

Les humains ne peuvent vivre en pleine santé que si la planète est en bonne santé. Nous ne sommes pas une espèce dominante. Nous nous sentions tout puissants avec notre technologie. Nous sommes sacrément bousculés. Cette recherche de vie en harmonie est fondamentale dans la période qui va suivre après la crise sanitaire.

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