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Environnement

Les mauvaises odeurs relancent le débat sur l'usine de méthanisation Ametyst

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Par , France Bleu Hérault

Le retour des odeurs pestilentielles cet été autour d'Ametyst dans le quartier Garosud à Montpellier ravive l'ardeur des opposants et les critiques à l'encontre de cette usine de méthanisation. Le rapport d'activité 2018 montre qu'elle ne valorise qu'une petite partie des ordures reçues.

L'usine Ametyst a reçu 139.900 tonnes d'ordures ménagères en 2018
L'usine Ametyst a reçu 139.900 tonnes d'ordures ménagères en 2018 © Radio France -

Montpellier, France

Voilà un petit moment qu'Ametyst ne faisait plus parler d'elle. Moins de mauvaises odeurs, moins de plaintes d'habitants. Jusqu'à ce que cet été la puanteur soit de retour dans le quartier Garosud à Montpellier et les secteurs alentour, en provenance de l'usine de méthanisation. 

La métropole confirme avoir reçu une quarantaine d'appels d'habitants mécontents en juillet, mais exclut tout dysfonctionnement du site :  un simple effet, dit-elle, des fortes chaleurs de l'été et des entrées maritimes qui ont poussé les odeurs vers la ville. 

Des déchets importés du Gard

Tout le monde n'a pas la même analyse. Un document officiel a intrigué François Vasquez, explique le président de l'association des riverains. "Nous avons découvert que le préfet avait signé un arrêté autorisant l'importation de 250 tonnes de biodéchets par semaine pour une durée de trois mois, du 1er mai au 31 juillet. C'est pas rien quand on sait que sur l'année, la métropole en collecte à peine 1.800 tonnes. Là c'est 1.000 tonnes par mois !". Des déchets importés d'une autre usine de méthanisation, implantée dans le Gard à Salindres.

3 mois de plus

Lequel texte stipule que si les prescriptions concernant "les rejets atmosphériques (odeur) venaient à ne pas être respectées, (il faut...) cesser immédiatement la réception des déchets". Qu'importe, l'arrêté a été prolongé de trois mois supplémentaires. "On se moque de nous, s'énerve cet opposant de la première heure à l'usine Ametyst. On paie une fortune une système qui ne fonctionne pas. " 

Des déchets enfouis ou incinérés, mais pas valorisés

Le rapport d'activité 2018 pose en effet question. L'an dernier, Ametyst a reçu un tonnage record (depuis son ouverture en 2008) de presque 140.000 tonnes d'ordures ménagères. Les deux tiers en ressortent sans être valorisés. La moitié part directement au centre d'enfouissement de Castries, 10.000 tonnes sont incinérées à Lunel-Viel et le reste est exporté hors du département, en décharge essentiellement, vers Perpignan ou Marseille.

Certes l'usine a sorti 28.000 tonnes de compost, bien plus qu'avant. Mais ce n'est pas parce qu'elle est plus performante, c'est parce qu'on y amène désormais les 20.000 tonnes de déchets verts qui auparavant étaient compostés au grand air, à Grammont.  

Elle consomme presque autant qu'elle produit

Reste enfin la production énergétique, issue du biogaz : 20 millions de kilowatt par an qui alimentent le quartier voisin des Grisettes. Sauf que l'usine en consomme les trois quarts. Elle coûte également très cher : de 13 à 15 millions d'euros par an en frais de fonctionnement.  Il y a de quoi donner du grain à moudre en effet aux anti-Ametyst.

Reportage autour d'Ametyst

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