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Les militants de Greenpeace veulent inciter les Messins à moins prendre l'avion

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Par , France Bleu Lorraine Nord

Des bénévoles de l'association Greenpeace ont mené une opération de sensibilisation ce samedi à Metz pour engager les passants à soutenir la réduction du trafic aérien. Ils réclament notamment la suppression des vols courts et l'accompagnement des salariés du secteur pour aider à leur reconversion.

L'ONG milite pour la suppression des lignes aériennes lorsqu'une alternative ferroviaire existe
L'ONG milite pour la suppression des lignes aériennes lorsqu'une alternative ferroviaire existe © Radio France - Natacha Kadur

Des bénévoles de l'association Greenpeace sont allés à la rencontre des passants dans les rues du centre ville de Metz ce samedi pour les sensibiliser à l'effet du trafic aérien sur le climat . Les avions, dont beaucoup sont cloués au sol depuis le début de la crise sanitaire, représentent, selon une étude du cabinet B&L Évolution citée par l'ONG, jusqu'à un peu moins de 8% des émissions de gaz à effet de serre en France.

Nous ne voulons pas de retour à "l'anormal" - Jordan Parcot, bénévole Greenpeace Metz

L'association estime que le ralentissement de l'activité aérienne depuis le début de la pandémie de coronavirus invite à s'interroger sur la reprise d'un trafic qu'elle estime déjà saturé. Ses militants déplorent que le soutien de l'État au secteur de l'aéronautique ne s'accompagne d'aucune contrepartie pour engager la filière vers la transition écologique. Greenpeace milite également pour l'arrêt des projets d'extension d'aéroports comme celui prévu à Roissy-Charles de Gaulle, qui favorisent l'augmentation du trafic, selon elle, ainsi qu'une protection des salariés de ce secteur pour accompagner leur reconversion. 

Plus de vols courts si le train est possible

Les militants réclament de supprimer les vols courts quand une alternative ferroviaire existe, notamment pour les trajets de moins de 2h30. Une proposition plutôt bien accueillie par des messins rencontrés au cours de leur tractage, qui soulignent la necessité d'investir dans le rail : " À la télévision on nous dit que la SNCF est en souffrance, c'est peut-être le moment d'investir ", s'exclame Régis, qui ajoute que " l'avion, ça ne va pas forcément plus vite. On pense qu'on gagne du temps mais quand on a 2 heures de vol, il faut arriver 2 heures à l'avance pour s'enregistrer, sans compter le transport jusqu'à l'aéroport. Le train, vous sautez dedans et vous partez, à dix minutes près."

Catherine, qui regrette la disparition des trains de nuit qui l'emmenaient en vacances à la montagne quand elle était plus jeune, prend désormais sa voiture quand elle veut rendre visite à sa soeur à Morzine : " on voudrait que les gens privilégient les transports en commun, mais rien n'est fait pour, avec toutes les lignes qui sont supprimées. Il arrive un moment où on prend sa voiture. C'est paradoxal "

Mais pour convaincre Mélanie, étudiante, il faudrait encore que l'offre ferroviaire s'adapte à son budget : " Si je veux rentrer en Bretagne, il faut passer par Paris, et il y en a pour plus de 100 euros l'aller-retour. Si je veux partir en vacances après les partiels au mois de juin, quelque part au soleil, un aller-retour à 40 euros, l'avion me le propose, le train beaucoup moins ", avoue-t-elle.

Un nouvelle approche des déplacements

Pour Julien, l'un des bénévoles de Greenpeace, la crise sanitaire peut être une opportunité pour faire réfléchir les consommateurs : " Est ce que je vais faire 24h d'avion pour aller dans un endroit magnifique à l'autre bout de la planète ? On a des très beaux coins aussi à proximité, qui peuvent être tout aussi depaysants ! ", s'interroge-t-il.

Avoir une autre approche de nos déplacements et peut-être même de notre façon de concevoir des vacances - Julien 

" Peut etre que dans deux ans on aura retrouvé une vie normale, lui répond Régis, on sera tous pris par notre boulot, nos habitudes. Mais on se rend compte qu'avec ces habitudes, dès le moindre grain de sable , tout s'écroule. Donc c'est peut-être le bon moment de réfléchir. "

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