Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Les militants écologistes se retrouvent à Montbazin pour le camp climat d'Alternatiba

-
Par , France Bleu Hérault, France Bleu

Du vendredi 28 au dimanche 30 août, plusieurs associations de défense de l'environnement, notamment Alternatiba, organisent un camp climat à Montbazin (Hérault). L'occasion pour les participants d'échanger et se former aux techniques d'action non-violente.

La préfecture a limité à 120 le nombre de participants au camp climat Hérault 2020 afin de limiter une éventuelle propagation du coronavirus
La préfecture a limité à 120 le nombre de participants au camp climat Hérault 2020 afin de limiter une éventuelle propagation du coronavirus © Radio France - Elena Louazon

Depuis vendredi, des tentes ont pris place sur la pelouse au centre de Montbazin : des militants pour la planète sont venus des quatre coins du Languedoc pour participer au camp climat Hérault organisé par Alternatiba, Les amis de la Terre et Action Non Violente-COP 21. Trois jours de rencontres, d'échanges, d'ateliers, de projections, autour de la lutte contre le réchauffement climatique, la décroissance, l'économie éthique. 

Un camp qui se tient d'ordinaire dans une seule ville de France, mais cette année, à cause du Covid, une vingtaine de camps locaux ont été organisés à travers le pays pour pouvoir respecter les mesures sanitaires. La jauge fixée par la préfecture -120 personnes- a été atteinte il y a plus de trois semaines. 

Apprendre à militer

Au camp, on apprend à réparer son vélo, à se passer des géants de l'informatique comme Google, Apple ou Facebook, mais aussi à mener des actions non-violentes. "Ça peut être un blocage, ou ça peut être rentrer dans une banque, énumère Corine, militante auprès d'ANV-Cop 21 et formatrice d'un jour à l'action non-violente. C'est toujours générateur de tensions pour les gens qui sont autour. Donc, il faut vraiment, vraiment, vraiment toujours garder en tête qu'on va devoir garder cette position et cette attitude non violente. On ne court pas, on ne crie pas, ce n'est pas toujours facile", explique-t-elle.

"L'objectif, c'est de former des gens qui ont envie de passer à l'action par rapport à l'urgence climatique et sociale, détaille Agnès Gerbe, d'Alternatiba Sète-Étang de Thau. Des gens qui sont déjà militants ou des gens  qui se disent qu'il est temps de faire quelque chose de plus que simplement manger bio et trier ses déchets. On leur donne des outils, on leur donne des méthodes. On a des ateliers sur les énergies renouvelables, des ateliers plus pratiques sur le militantisme : comment mobiliser la presse, comment s'adresser aux élus, travailler avec les élus, comment communiquer sur ses actions,  comme organiser une mobilisation ?" 

Certains dans l'assemblée n'ont jamais milité de cette manière. "Parfois nos actions sont illégales, mais on estime nous qu'elles sont légitimes donc on les assume, on les fait à visage découvert", leur martèle Corinne. Venue en famille, Julie espérait ce type d'apprentissages. "Je suis très préoccupée par les questions de climat, évidemment, glisse la jeune femme. J'ai envie de connaître des personnes qui agissent pour le climat, de me remonter le moral, aussi, en côtoyant des gens qui ont les mêmes prises de conscience que moi. Et surtout de pouvoir agir !" 

Les participants sont formés à l'attitude à avoir lors d'une action pour marquer les esprits sans violence
Les participants sont formés à l'attitude à avoir lors d'une action pour marquer les esprits sans violence © Radio France - Elena Louazon

Des profils comme le sien, Agnès Gerbe en a observé beaucoup ces derniers mois. "C'est _dans la mouvance des mobilisations pour le climat_. Il y a cette idée qu'on a marché pour le climat, on a signé plein de pétitions pour le climat, OK. Mais en fait, on s'aperçoit que ça ne suffit pas. C'est bien, c'est nécessaire, mais ça ne suffit pas. Et je crois qu'il y a beaucoup de gens qui sont dans ce cheminement", analyse-t-elle. 

Agnès Gerbe, l'une des organisatrices

Choix de la station

À venir dansDanssecondess