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Réchauffement climatique : les ours polaires menacés de disparaître d'ici 2100 selon une étude

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Par , France Bleu

Une étude publiée ce lundi dans la revue Nature Climate Change alerte sur une possible extinction des ours polaires d'ici 2100 à cause du réchauffement climatique. La chaleur fait fondre plus rapidement et plus longtemps la banquise, ce qui ne leur permet plus de se nourrir et de survivre.

La fonte de la banquise représente le principal danger pour ces ours.
La fonte de la banquise représente le principal danger pour ces ours. © AFP - Paul J. RICHARDS / AFP

Plus aucun ours polaire d'ici 2100 ? C'est bien ce qui pourrait se produire selon une étude publiée ce lundi dans Nature Climate Change si rien n'est fait pour contrer le réchauffement climatique. Des chercheurs se sont penchés notamment sur la disparition progressive de l'habitat des ours blancs, la banquise en Arctique, d'où ils attrapent les phoques pour se nourrir. 

Ils survivent moins longtemps en période de jeûne

Certes, l'ours blanc peut jeûner pendant des mois, notamment pendant la période estivale, mais avec le réchauffement de la planète, l'absence de glace dure de plus en plus longtemps résume l'étude. Incapables de trouver dans leur environnement une autre alimentation aussi riche que les phoques, les ours affamés sont contraints de s'aventurer déjà parfois loin de leur territoire et près de zones habitées.

"En estimant le poids maximal et minimal des ours, et en modélisant leur dépense énergétique, nous avons calculé le nombre limite de jours de jeûne que peut supporter un ours polaire avant que le taux de survie des adultes et des petits commence à décliner", ajoute Peter Molnar, de l'université de Toronto. Par exemple, un mâle de la sous-population de la Baie d'Hudson d'un poids 20% en dessous de la normale au début du jeûne ne survivrait que 125 jours, contre 200 aujourd'hui.

"Les femelles doivent attraper assez de phoques pour stocker suffisamment de gras et produire suffisamment de lait pour nourrir leurs petits pendant tout le jeûne de l'été", explique Steven Amstrup à l'AFP, un des auteurs de l'étude et scientifique en chef de l'ONG Polar Bears International. Difficile donc dans ces conditions de fonte des glaces de trouver assez de nourritures pour les petits.

Leur taux de reproduction chute

Si les émissions de gaz à effet de serre continuent à la même cadence qu'aujourd'hui, "la chute de la reproduction et de la survie va mettre en danger la persistance de presque toutes les sous-populations d'ici 2100", écrivent les chercheurs.

Même si le réchauffement était limité à 2,4°C par rapport à l'ère pré-industrielle, cela "ne garantirait pas de sauver les ours polaires à long terme", insiste Steven Amstrup. "Si par magie, même avec l'augmentation des températures, la banquise se maintenait, ça irait probablement pour les ours polaires. Mais leur habitat fond littéralement avec la montée des températures."

Faut-il abattre les derniers ours polaires ?

Classer l'ours blanc "en danger critique" sur la liste rouge de l'Union internationale de protection de la nature, l'IUCN, qui les considère seulement "vulnérables", ne changerait probablement rien. "On ne peut pas construire une clôture pour protéger les ours polaires de la température qui monte", constate Steven Amstrup.

Pour sauver l'espèce, certains évoquent une réintroduction d'animaux élevés en captivité, voire leur déménagement vers l'Antarctique. Infaisable, selon le scientifique de Polar Bears International, qui avance l'hypothèse "qu'il faudra peut-être _envisager d'abattre les derniers ours polaires_, au lieu de les laisser mourir de faim".

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