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Les pluies de décembre, facteur de l'érosion du littoral au Pays Basque

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Par , France Bleu Pays Basque

L'effondrement d'une partie de la falaise à Bidart, au début du mois de décembre, a ravivé les inquiétudes sur l'érosion du littoral basque. Les experts observent de près la météo, et surtout la pluie, l'un des facteurs de ces éboulements.

Dégâts suite aux intempéries de décembre 2020 au Pays Basque, à Bidart.
Dégâts suite aux intempéries de décembre 2020 au Pays Basque, à Bidart. © Radio France - Stéphane Garcia

L'éboulement d'une partie de la falaise à Bidart début décembre, un phénomène susceptible de se reproduire dans les prochains mois ? "On ne peut pas l'exclure" répond Christophe Garnier, ingénieur risques naturels au BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières) de Nouvelle-Aquitaine. Après un mois de décembre exceptionnellement pluvieux et le passage de la tempête Bella, l'ingénieur fait le point sur l'érosion du littoral basque, qui diffère largement d'un secteur à l'autre en raison du relief contrasté.

Si Christophe Garnier reste prudent sur les raisons de l'effondrement à Bidart début décembre, il confirme que les pluies abondantes sont un facteur de l'érosion. "Sur l'ensemble du littoral basque, on a eu [en décembre] des précipitations qui sont de l'ordre de globalement trois fois la normale par rapport aux dernières décennies" rappelle-t-il. "Les ruissellement en tête de falaise favorisent l'érosion et la déstabilisation des terrains de surface. Et on a aussi une mise en pression des terrains de couverture, tout ce qu'on appelle les premiers mètres de sol, qui vont avoir tendance à se charger en eau." La forte teneur en eau, elle aussi, peut déstabiliser les terrains et provoquer des "glissements."

Une érosion contrastée d'un secteur à l'autre

Quant à la tempête Bella, elle n'a pas forcément eu davantage de conséquences qu'une pluie abondante sur l'érosion, selon Christophe Garnier. Les vents "sont très loin en termes d'influence par rapport à l'impact des eaux de ruissellement." Même si la houle provoquée par la tempête peut avoir un impact sur les pieds de falaise, selon la configuration de la côte. Le relief est très contrasté sur le bord de mer basque et tous les secteurs ne subissent pas l'érosion de la même manière. 

A Bidart, par exemple, la falaise est très exposée aux risques naturels. "Sur Bidart, on a des secteurs de falaise qui font 70 mètres de haut!" explique Christophe Garnier. "On a les facteurs continentaux, les facteurs marins. Trouver des solutions pour stabiliser sur un site comme ça, c'est très compliqué (...) ces processus de recul sont, somme toute, inexorables."

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