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Les sites Seveso seuil haut dans la Vienne : "pas une réunion de comité suivi de sites depuis 2015" selon Vienne Nature

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Par , France Bleu Poitou

L'inquiétude des associations après l'incendie de Lubrizol, l'usine Seveso de Rouen. Dans le Poitou, Vienne Nature Environnement demande aux établissements Seveso de respecter leur obligation de transparence. Sur les deux sites en seuil haut, il n'y a pas eu de réunion du comité de site depuis 2015.

Dans un courrier, la préfecture de la Vienne reconnaît qu'il n'y a pas eu de réunion depuis 2015
Dans un courrier, la préfecture de la Vienne reconnaît qu'il n'y a pas eu de réunion depuis 2015 © Radio France - Isabelle Rivière

C'est un fait : l'incendie de l'usine Seveso Lubrizol à Rouen a soulevé des inquiétudes un peu partout en France. Dans le Poitou, outre les mesures de sécurité imposées par l'Etat et par les exploitants eux-mêmes, il existe des comités de suivi de sites incluant des associations de consommateurs, de défense de l'environnement ou de riverains. Des espaces où les usagers peuvent suivre de près les évolutions des risques liées aux activités des sites Seveso. 

Pas de réunion depuis 2015 dans la Vienne

Dans le Poitou, il en existe huit en seuil haut : six en Deux-sèvres et deux dans la Vienne. Tous sont censés organiser des réunions du comité de suivi de sites une fois par an. Or dans la Vienne, il n'y en aurait pas eu depuis 2015 ! C'est ce que Vienne Nature Environnement qui participe à ces comités a relevé cette année.  L'association n'a pas été conviée à une réunion autour des sites Bolloré-Energy (Ex-Picoty) à Chasseneuil, et Jouffray-Drillaud à Cissé, depuis quatre ans

Un courrier envoyé à la préfecture en janvier 

Dans un courrier du 7 janvier dernier envoyé à la préfète de la Vienne,  l'association avait d'ailleurs fait part de son étonnement et de son inquiétude quant à la non tenue de ces réunions annuelles. Comme on peut le lire dans la lettre ci-dessous, le président de Vienne nature environnement, Michel Vasseur, évoque "un non-respect des règles de fonctionnement des CSS (comités de suivi de sites)" avant de demander à la préfète de faire respecter la réglementation.

"Considérant l'importance des enjeux de sécurité et de santé publique sur ces deux sites, je vous serais reconnaissant, Madame la préfète, de bien vouloir veiller à la tenue de prochaines réunions des CSS tant à Chasseneuil qu'à Cissé"

Extrait du courrier envoyé par Vienne nature environnement à la préfecture de Poitiers en janvier 2019
Extrait du courrier envoyé par Vienne nature environnement à la préfecture de Poitiers en janvier 2019 © Radio France - Isabelle Rivière

Une réponse en retour mais toujours pas de réunion

Deux semaines plus tard, dans un courrier-réponse daté du 23 janvier 2019, la préfecture répond à la lettre de Vienne Nature environnement, confirmant que "les dernières réunions de ces instances ont effectivement eu lieu en 2015".

"Je demande à mes services d'organiser au cours de l'année 2019, une réunion de chacune de ces instances et de veiller à les réunir tous les ans, conformément à la réglementation".

Voilà ce qu'indique la réponse signée par le secrétaire général de la préfecture de la Vienne. Mais à ce jour, l'association Vienne nature n'a toujours reçu aucune invitation. 

La réponse de la préfecture à Vienne nature environnement
La réponse de la préfecture à Vienne nature environnement © Radio France - Isabelle Rivière

Ce qu'il s'est passé à Rouen relance l'inquiétude de ses responsables. Marie Legrand, la vice-présidente, estime que ces réunions des comités de suivi de sites sont primordiales du point de vue de la transparence. 

"Parce qu'elles permettent aux associations et aux riverains d'émettre des réserves, de formuler des préconisations pour renforcer la sécurité du public.", explique-t-elle. 

Des rendez-vous avant fin 2019

A la préfecture, on explique qu'une réunion des CSS est prévue avant la fin de l'année 2019. Que la décision était prise avant l'accident de Rouen. Mais que la date n'est pas encore arrêtée. "En attente de validation par le département", souffle-t-on du côté de l'Etat. Pour les reste, les autres mesures de prévention : rapports technologiques censés se tenir tous les ans, et révision des études dangers tous les 5 ans, les deux sites de la Vienne seraient à jour. Une inspection étant fixée avant la fin otobre 2019 pour les rapports technologiques et en janvier 2020 pour les études de dangers. 

Développer la culture du risque et la transparence

L'association Vienne Nature environnement qui tient son assemblée annuelle ce mardi après-midi réfléchit à l'opportunité de réécrire à la préfecture, d'alerter les députés et de solliciter des rencontres avec les exploitants de ces sites Seveso dans la Vienne. 

"Il y a des risques d'incendies, d'explosion, et de toxicité, il faut en tenir compte et préparer les riverains", invoque Marie Legrand.

Il s'agit de développer la culture du risque, apprendre aux populations à réagir en cas d'accident comme à Lubrizol.

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