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LGV en Sarthe : la colère des riverains après la proposition de rachat de 53 maisons

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Par , France Bleu Maine

Lors d'une réunion avec les représentants de l'Etat, les riverains touchés par les nuisances sonores de la LGV Paris-Bretagne ont appris qu'il n'y aurait pas d'aménagement le long des voies. Mais que 53 maisons feraient l'objet d'une offre de rachat. Une proposition jugée "indigente".

Un TGV passant à plus de 300 km/h devant la maison de Colette, située à 50 mètres de la LGV.
Un TGV passant à plus de 300 km/h devant la maison de Colette, située à 50 mètres de la LGV. © Radio France - Julien JEAN

C'est une solution "au rabais" qui permet à l'Etat et à la SNCF d'acheter la paix sociale. Voilà en substance l'avis du Collectif sarthois des riverains impactés par la LGV Paris-Rennes (CRI 72) suite à la réunion du 29 septembre avec les représentants de l'Etat, de la région et de la SNCF. Une rendez-vous attendu depuis le mois de janvier, mais qui n'a pas débouché sur les propositions escomptées.

"Ce n'était pas une réunion de travail, mais une réunion d'information pour nous présenter un scénario qui n'a été discuté avec personne", regrette la porte-parole du CRI 72, Laure Artru. Alors que les riverains attendaient des pistes d'aménagements pour améliorer leur quotidien (murs anti-bruits, changement de rails, financement de fenêtres anti-bruit, ralentissement des trains...), la proposition majeure qui leur a été faite consiste à racheter "53 maisons sur toute la ligne Connerré-Rennes, soit une vingtaine en Sarthe, c'est indigent", tempête Laure Artru. En 2018, pas moins de 700 dossiers de réclamation avaient été déposés en Sarthe.

C'est une solution pour se débarrasser sur problème à moindre coût"

Si les conditions d'éligibilité restent inchangées (sont concernées les résidences principales, achetées avant 2006 et subissant un volume supérieur à 80 décibels), personne ne sait aujourd'hui quelles sont les 53 propriétés, ni quel sera le montant de la proposition. "Dans certains cas, il pourra y avoir soit une proposition de rachat, soit d'aménagement, précise Laure Artru, mais on sait très bien que le rachat sera moins onéreux donc c'est une solution qui permet aux autorités de se débarrasser à moindre coût du problème." 

Le CRI 72 ne baisse pas les bras pour autant. Epaulés par l'avocate Corinne Lepage, les riverains entendent poursuivre leur combat sur le plan juridique. Et demandent toujours que leurs propositions soient étudiées.

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