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CARTE - Canicule : 15 départements toujours en vigilance rouge, 54 désormais en orange

Limousin - Les vendeurs de fioul domestique prêts à s’adapter à la transition écologique

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Par , France Bleu Limousin

Alors que les chaudières au fioul sont dans le viseur du Conseil de défense écologique, la filière ne compte pas en rester là et propose l'utilisation d'un biofuel en cours d’homologation. Interview avec le président en Limousin de la Fédération Combustibles, Carburants et Chauffage.

L'apport du colza va peut-être donner une nouvelle vie aux chaudières à fioul (photo d'illustration)
L'apport du colza va peut-être donner une nouvelle vie aux chaudières à fioul (photo d'illustration) © Maxppp - Franck Dubray

Le Conseil de défense écologique a annoncé ce lundi qu’il sera interdit d’installer des chaudières au fioul et au charbon dans les logements neufs à partir du 1er janvier 2022 et que les chaudières fioul en panne devront être remplacées par des chaudières moins polluantes, pompe à chaleur, chaudière gaz à haute performance, ou encore chaudière à granulés. Pour la Fédération Combustibles, Carburants et Chauffage, il y a une solution alternative. Autoriser le "biofioul" selon Jean-Pierre Roche, le président de la fédération en Limousin et membre de son conseil d'administration au niveau national. Interview.

Un niveau de pollution conforme à ce que souhaite le ministère 

Que pensez-vous des mesures annoncées lundi par le Conseil de défense écologique ?

Ce serait une hérésie de s'en prendre aux installations plutôt qu'au produit. Ce n'est pas l'installation qui pollue. C'est bien le produit. Aujourd’hui, la profession est bien consciente que le fioul domestique a vécu ses heures et n'est pas un produit d'avenir. On s'y est préparé depuis pas mal de temps. Aujourd'hui, on a une solution qui demande l'aval du ministère de la transition écologique, sur l'autorisation de la commercialisation d'un "biofioul". Un fioul qui serait additivé à 30 ou 40% d'ester méthylique de colza. Cela permettrait de donner aux caractéristiques du fioul un niveau de pollution conforme à ce que souhaite le ministère de la transition écologique.

Le "biofioul" est en cours d'homologation 

Ce produit est-il prêt ?

Le produit est prêt. Il est en cours d'homologation depuis le début de l'année. On espère avoir une homologation pour 2021. Ce que voudrait dire qu'on serait bien en phase avec la date du 1er janvier 2022. La seule chose qui manque, c'est l'autorisation de commercialiser ce produit. Et que le ministère de la transition écologique nous aide en allant au bout de ses idées. C'est à dire qu'il ne taxe pas la partie Ester méthylique de colza comme un produit pétrolier. C’est un produit qui serait moins polluant que le gaz naturel. Soyons logiques. Et à l'avenir, on pourra continuer de faire évoluer la part de colza dans ce produit, pour arriver à du 60, du 80 et pourquoi pas un jour à 100% de colza comme aujourd'hui sur certaines installations en principauté de Monaco (dont le palais princier), sans avoir besoin de modifier le matériel, mis au part au niveau des filtres. 

On a la solution qui ne coûte rien au contribuable

C'est aussi l'un de vos arguments ? Les économies pour les 4 millions de foyers équipés de chaudières fioul en France ?

Pour remplacer les chaudières fiouls, on va faire appel à des aides pour les foyers en précarité. Et ces aides, ce sont les impôts qui vont les financer. Sachant que ces chaudières sont très présentes dans des zones plutôt froides. En milieu rural. Ce n'est pas là où il y a le plus de richesses. Aujourd'hui, comment on fait pour remplacer 4 millions d'installations ? Comment ces gens vont finir de financer le reste ? Je ne suis pas sûr que les foyers en précarité aient un accès aux prêts bancaires des plus faciles. Aujourd'hui, on a la solution qui ne coûte rien au contribuable. Sachant qu'environ 80 chaudières fioul sont déjà homologuées pour recevoir du "biofioul" par les constructeurs. Il ne manque plus que l'homologation et l'autorisation de sa commercialisation. Sans compter qu'en produisant plus de colza en France, on fournirait plus de protéines pour l'élevage en développant des circuits courts. 

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