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Loi climat : le député LREM de Mérignac appelle à "garder" la navette Bordeaux-Orly pendant la crise sanitaire

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Par , France Bleu Gironde

La loi climat, examinée à partir d'aujourd'hui à l'Assemblée nationale, prévoit la suppression des lignes aériennes si le même trajet existe en train en moins de deux heures et demie, ce qui acterait la mort de la ligne Bordeaux-Paris Orly. Le député Eric Poulliat veut retarder cette échéance.

Eric Poulliat, député La République en marche de Mérignac et Saint-Médard-en-Jalles, était l'invité de France Bleu Gironde ce lundi.
Eric Poulliat, député La République en marche de Mérignac et Saint-Médard-en-Jalles, était l'invité de France Bleu Gironde ce lundi. - Capture d'écran France 3

"J'ai écrit il y a plus d'un an aux ministres concernés pour qu'on puisse garder la navette Bordeaux-Paris Orly, au moins le temps de sortir de cette crise sanitaire", explique Eric Poulliat, député La République en marche de Mérignac et Saint-Médard-en-Jalles, invité de France Bleu Gironde lundi 29 mars. Huit mois après les propositions des 150 citoyens de la convention pour le climat, la loi pour le climat est examinée par les députés dès ce lundi et pour trois semaines. Elle devrait notamment acter la fin de la navette Air France Bordeaux-Orly, comme toutes les lignes intérieures concurrencées par un trajet en train de moins de deux heures et demie. Le député girondin appelle pour l'instant à en "réduire la cadence".

Une proposition qui ne semble pas plaire à la compagnie Air France. "Il y a une concomitance un peu fâcheuse entre des restrictions écologiques nécessaires et une crise sanitaire qui perturbe fortement le secteur aérien. Quand je suis allé voir Air France, ils m'ont dit qu'ils ne savaient pas réduire la fréquence d'une navette, à cause de la question des coûts et du fonctionnement", raconte-t-il. "C'est tout ou rien. Donc soit on demande à un opérateur aérien d'assurer un service impossible pour tenir des engagements climatiques, soit on décide de soutenir un tissu industriel important dans la région en reniant ces engagements."

Sur l'emploi, "il y aura de la casse"

Pour Eric Poulliat, il faut "éviter la politique politicienne". "La suppression de cette navette devient tout d'un coup le sujet numéro 1 dans la métropole, à quelques mois des élections locales. Il faut voir les choses à long terme, le secteur aérien est un secteur important mais qui ne se remet en question que quand ça va mal." Le député LREM préfère porter le débat sur les emplois en jeu. "Il y aura de la casse", affirme-t-il. "Le vrai sujet, c'est de se battre pour l'emploi des gens, pour maintenir les compétences et l'employabilité, il faut les accompagner. Ça passe par des politiques publiques coordonnées entre les services publics et les collectivités territoriales."

Le président de Bordeaux Métropole Alain Anziani se plaignait aussi de n'avoir aucune réponse de la part du gouvernement sur la suppression de cette navette. Mais pour l'élu girondin, "il n'y a pas de rapport de force entre le gouvernement et les élus locaux". "Il est question de tenir une promesse d'une transition écologique réussie", continue-t-il. "La question écologique est une question primordiale dans l'esprit de tous les Français, tout comme le maintien de l'emploi et du tissu industriel. On parle de sujets locaux et territoriaux donc il faut mettre tous les acteurs autour de la table."

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