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Loi sur la maltraitance animale : "Déjà une belle avancée", pour l'association côte-d'orienne Combactive

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Par , , France Bleu Bourgogne

Les députés entament ce mardi l'examen d'une proposition de loi de la majorité pour lutter contre les maltraitances animales. Elle concerne les animaux de compagnie, la vente des animaux sur internet, mais aussi les élevages en cirque.

Les Français sont champions en matière d'abandon d'animaux
Les Français sont champions en matière d'abandon d'animaux © Maxppp - Simon Daval - Périples & Cie

Vous n'achèterez plus vos animaux sans réfléchir. En tout cas, c'est l'ambition de cette future loi sur la maltraitance animale : sanctionner les mauvais traitements, notamment les abandons, de plus en plus nombreux en France. Un texte qui va dans le bon sens, estime Fabien Robert, de l'association de défense des animaux Combactive, en Côte-d'Or. A trois - gros - détails près : 

"Il nous convient dans le sens où on parle enfin des animaux, c'est déjà une belle avancée. Maintenant, dans le détail, elle manque énormément d'ambition : l'industrie alimentaire, l'élevage industriel et la chasse ne sont pas abordés du tout, alors que ce sont les thématiques les plus importantes !" 

Lutter contre les achats compulsifs

La future loi veut créer un certificat de connaissance des besoins de l'espèce pour ceux qui adoptent un chien, un chat ou un cheval pour la première fois. Le but : lutter contre les abandons en informant mieux sur ce que demande un animal et sur ce que ça coûte. C'est précisément ce que fait Axel Van Driesten, le gérant de l'animalerie Tom and Co Dijon-Ahuy : "On sensibilise beaucoup à la manière de s'occuper de l'animal, on est encadrés quand même par des lois, le client repart avec une attestation. Tous les clients achètent un animal en sachant très bien le coût d'entretien que ça implique. Ceux qui ne semblent pas trop sûrs, on leur dit de bien réfléchir, de prendre leur temps." La boutique a même arrêté la vente d'animaux après le premier confinement, pour éviter les achats compulsifs.

Les ventes sur internet dans le viseur

Axel Van Driesten ne s'attend pas à ce que la loi change pour les animaleries, mais il approuve les changements sur la vente d'animaux sur internet : "80% des ventes d'animaux se font en ligne, le projet de loi est pas mal basé là-dessus, parce que là on peut vendre des animaux sans certificat, sans informations, sans rien." Ce même si la loi oblige normalement les vendeur à avoir un numéro de SIRET, précise Fabien Robert, "mais qui va vérifier ?" 

Autre décision à venir dans le cadre de cette loi, l'interdiction des animaux sauvages dans les cirques : "ça va dans le bon sens", confirme Fabien Robert. "Aujorud'hui les gens se rendent compte de la situation, que les animaux ont une sensibilité, et que les éléphants, les tigres, n'ont rien à faire dans des cirques, a fortiori dans des cirques itinérants. Donc interdire les animaux sauvages, oui, mais il faut savoir ce qu'ils vont devenir. Il faut leur trouver des sanctuaires. il faut aussi réglementer avec les circassiens, car le problème c'est la vente des animaux en pièces détachées, c'est-à-dire en morceaux, tués. Par exemple pour un tigre, on va vendre la peau d'un côté, les dents de l'autre", pour récolter le plus d'argent possible. 

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