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Barbara Pompili favorable à la méthanisation mais elle ne se prononce pas sur le projet de Corcoué-sur-Lorgne

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Loire Océan, France Bleu

La ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, a confié à France Bleu Loire Océan être favorable au principe d'usines de méthanisation sans toutefois se prononcer sur le méga-projet qui pourrait voir le jour en Loire-Atlantique et qui fait polémique.

En déplacement à Châtellerault, dans la Vienne, la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, a confié à France Bleu Loire Océan vouloir soutenir le développement de la méthanisation.
En déplacement à Châtellerault, dans la Vienne, la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, a confié à France Bleu Loire Océan vouloir soutenir le développement de la méthanisation. © AFP - Ludovic Marin

En marge de son déplacement à Châtellerault, dans la Vienne il y a quelques jours où elle est a visité une entreprise de production de panneaux photovoltaïques, la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, s'est pour la première fois exprimée sur le projet d'implantation du plus gros méthaniseur de France, à Corcoué-sur-Logne en Loire-Atlantique. Questionnée sur ce dossier épineux, la numéro trois du gouvernement a confié à France Bleu Loire Océan être favorable au développement de cette énergie dans l'hexagone. 

"Une énergie que nous voulons soutenir"

"Il ne faut pas opposer les différentes sources d'énergie, lâche Barbara Pompili. Le biométhane, c'est à dire du gaz produit à partir de renouvelable (sic), c'est aussi une énergie que nous voulons soutenir parce-que, ce qui fera que la transition énergétique sera efficace, c'est le mariage entre plusieurs types d'énergies différents. _Nous avons trop longtemps mis nos œufs dans un même panier ce qui était un danger_. Là, au contraire on diversifie et ce qu'on veut, c'est avoir le plus possible d'énergie renouvelable, parce-que celle-là, on l'a ici et maintenant et on ne l'emprunte à personne."

Le premier édile de Corcoué-sur-Logne est loin d'être du même avis. Si Claude Naud ne se dit pas opposé à la méthanisation, il dénonce un projet démesuré et qui n'a pas sa place dans sa commune de quelque 2.800 âmes. "C'est un projet surdimensionné qui ne correspond pas aux intérêts d'une commune comme la mienne, affirme-t-il. Il ne s'inscrit pas dans un projet de territoire contrairement à ce que certains disent ou argumentent. C'est un projet d'industrie. Je ne le considère pas comme étant inscrit dans une perspective de développement local." 

L'État décisionnaire pour ce genre de projets

Cette usine de méthanisation dont l'objectif est de transformer 680.000 tonnes de lisier et de fumier en biogaz, chaque année, pourrait voir le jour à l'horizon 2023. A condition que le permis de construire qui sera déposé par la coopérative d'Herbauges, associée à Nature Énergie, en début d'année prochaine soit validé. Une autorisation délivrée par la préfecture des Pays de la Loire, pour ce genre d'installations, et non pas par le maire de la commune concernée.

Si le préfet devait me l'imposer, je pendrai mes responsabilités et j'en tirerai les conséquences en ce qui concerne mon rôle d'élu.

"Nombre de mes concitoyens considèrent ce projet comme irréversible et ils n'ont pas tord, estime Claude Naud. En tant qu'élu, j'ai la responsabilité de ne pas accepter des installations que je ferais supporter à mes enfants et petits-enfants pour ne pas avoir pris les précautions nécessaires au moment du débat. Si le préfet devait me l'imposer, je pendrai mes responsabilités et j'en tirerai les conséquences." Mais avant d'en arriver là, l'ancien président de la communauté des communes prône un dialogue apaisé. Il demande d'ailleurs à Didier Martin, préfet de Loire-Atlantique et des Pays de la Loire, l’organisation d’une concertation par la commission nationale du débat public comme l'avait exigé, il y a quelques jours, le président du conseil départemental, Philippe Grosvalet.

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