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Luchon-Superbagnères : les commerçants de la station soulagés après la livraison de neige par hélicoptère

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Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

Après plusieurs semaines de fermeture des pistes par manque de neige, les commerçants de la station soufflent un peu. Cinquante tonnes de neige ont été héliportées pendant deux jours : inconcevable pour les écologistes mais nécessaire selon ceux qui y travaillent.

Environ 1700 emplois dépendent du secteur de Luchon-Superbagnères
Environ 1700 emplois dépendent du secteur de Luchon-Superbagnères © Maxppp - Jean-Michel Emportes

50 tonnes de neige. C'est un cadeau littéralement tombé du ciel pour les commerçants de la station, qui vivent une saison difficile. La ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne a finalement tranché après cette décision du conseil départemental de la Haute-Garonne de déverser de la neige par hélicoptère sur la station de Luchon-Superbagnères, dans les Pyrénées. Elle ne souhaite pas réitérer l'opération, qu'elle juge trop polluante.   

Et pourtant, pour les commerçants, qu'il soit écolo ou non, ce dispositif était nécessaire. Dans les commerces, les chiffres d'affaires ont fondu comme neige au soleil. Près de 30% de pertes en moyenne ces deux dernières saisons. La neige se fait de plus en plus rare, seules 6 pistes de ski sont ouvertes sur 28 au total. Résultat : Sophie, gérante d'un magasin de location de ski, a dû fermer boutique pendant près de deux mois. Ces derniers jours, ses yeux étaient rivés vers le ciel bleu de la station : " J'ai regardé les hélicoptères tourner, aller chercher la neige dans les filets. C'était impressionnant de voir les moyens mis en place pour pouvoir satisfaire les touristes et nous faire travailler". Coût total de l'opération : 5000 euros.

"C'est une bouffée d'oxygène"

Soulagement également pour Claire, qui tient un bar-restaurant à quelques pas des pistes : "Cette neige va sauver des emplois. C'est une bouffée d'oxygène". Au mois de janvier, la responsable avait plus de masse salariale que de chiffre d'affaire. Elle se sent bien obligée de se préparer à un avenir de plus en plus rude, avec très peu de neige : "On va devoir transformer les stations, avec d'autres activités sur pistes synthétiques". 

L'ESF (Ecole de Ski Français) affiche malgré tout complet sur la période des vacances scolaires. Son directeur Michel Pradere voit d'un très bon œil l'initiative du Conseil Départemental : "Sans cet apport de neige, c'est sûr à 100% que d'autres pistes auraient fermé depuis. Nous, on a besoin d'avoir un maximum de pistes pour assurer nos cours". 

En aparté, d'autres commerçants admettent que l'opération ne réglera pas le problème de la pénurie de neige, que ce n'est qu'une solution temporaire. Et pour certains, cela arrive bien trop tard. 

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