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Environnement

Gaspillage alimentaire : un habitant de Côte-d'Or transforme les fruits et légumes moches

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Par , France Bleu Bourgogne

"Rien ne se perd, tout se transforme" chez Jean-Philippe Decologne. Le micro-entrepreneur installé à Talant, récupère ou rachète les fruits et légumes hors calibre, pour les transformer en conserves bios. Sa micro-entreprise, La note du colibri, existe depuis 2015, visite de son atelier.

Jean-Philippe Decollogne, artisan producteur cueilleur de la Note du Colibri, dans son atelier à Talant.
Jean-Philippe Decollogne, artisan producteur cueilleur de la Note du Colibri, dans son atelier à Talant. © Radio France - Stéphanie Perenon

Talant, France

C'est un nouvel exemple de lutte contre le gaspillage alimentaire, à Talant, Jean-Philippe Decologne a lancé en 2015, sa micro-entreprise baptisée "La note du colibri". Son credo récupérer des fruits et légumes bios, mais moches, qui auraient terminé leur vie au compost pour les transformer en conserves bios.

Dans l'atelier de Jean-Philippe Decologne, le créateur de la Note du colibri. - Radio France
Dans l'atelier de Jean-Philippe Decologne, le créateur de la Note du colibri. © Radio France - Stéphanie Perenon

"Rien ne se perd, tout se transforme"

Jean-Phillippe Decologne a fait sienne la célèbre phrase du philosophe et économiste français du 18e siècle.  "Pour moi c'est très inspirant de valoriser ces fruits et légumes pas toujours très jolis à l’œil." Car s'ils sont moches ou hors calibre, ils sont pourtant très bons et c'est bien pour ça qu'ils intéressent le micro entrepreneur côte-d'orien. 

Notre reportrice Stéphanie Perenon a visité son atelier

Une reconversion et des convictions

L'ancien commercial dans une grande chaîne de matériel sportif, a fait le choix de la reconversion, il y a quelques années. Après un certificat professionnel pour devenir responsable agricole, le BPREA, il a travaillé pendant cinq ans comme salarié chez un maraîcher et a choisi de se lancer voilà quatre ans. "Après ça j'ai fait beaucoup d'essais, en tant qu'autodidacte et avant de franchir le pas, je suis allé me former en Lozère dans un centre de formation à Florac, le plus spécialisé sur la transformation des produits fermiers. "

Tous les légumes hors gabarit et peu présentables peuvent être transformés dans l'atelier de Jean-Philippe Decologne. - Radio France
Tous les légumes hors gabarit et peu présentables peuvent être transformés dans l'atelier de Jean-Philippe Decologne. © Radio France - Stéphanie Perenon

Un rayon d'intervention à moins de 50 kms autour de Dijon

Il se fournit surtout auprès des maraîchers du bassin du Val de Saône et dans le bassin dijonnais. Il récupère ou rachète à des prix préférentiels, les légumes hors gabarit ou peu présentables, mais cela peut aussi venir d'un pic de production qui ne pourra pas être écoulé. "La valorisation de la ressource locale, c'est très important, pour moi c'est un élément clé, un élément moteur et en plus c'est incroyable ce qu'on a autour de soi comme ressource!"  

Jean-Philippe decologne, le créateur de la Note du Colibri, dans son atelier ici à Talant. - Radio France
Jean-Philippe decologne, le créateur de la Note du Colibri, dans son atelier ici à Talant. © Radio France - Stéphanie Perenon

"La valorisation de la ressource locale c'est un élément moteur pour moi " - Jean-Philippe Decologne, créateur de la Note du Colibri

D'ailleurs, il s'approvisionne aussi grâce à la cueillette sauvage. Mais attention tous ses produits sont certifiés en agriculture biologique alors il y a donc des règles très strictes pour cette cueillette. Dernièrement, il a récolté de la baie d'églantier "c'est la pleine saison et il y a une zone sauvage très riche tout proche  qui sera bientôt classée en zone naturelle sensible dans les prochaines années, le paradis de la baie d'églantier", sourit l'artisan producteur cueilleur.

L'autre intérêt c'est que Jean-Philippe Decologne ne parcourt pas toute la France pour trouver sa matière première

Des produits vendus en circuits courts à Dijon 

Il ramasse aussi des mûres sauvages, des cornouilles ou de l'ail des ours, des espèces qui poussent très bien chez nous. Tout termine dans un bocal et ça donne des condiments, des compotes ou des confitures. Mais son produit phare, reste le délice de patidou, de la famille des cucurbitacées. Il produit environ 200 à 300 conserves par semaine. Elles coûtent en moyenne entre 5 et 6 euros. On les retrouve à Dijon et autour, dans les épiceries et les magasins bios ou sur le marché bio à Quetigny une fois par mois.

→ Écoutez le + INFO le reportage grand format de France Bleu Bourgogne ce mercredi 11 décembre 2019 à 7H18 et 8H45 sur les ondes de France Bleu Bourgogne.

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