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Malgré le coronavirus, au parc zoologique de Paris, la vie des animaux suit son cours

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Par , France Bleu Paris

Au parc zoologique de Paris ou plus connu sous le nom de zoo de Vincennes, la vie des animaux suit son cours malgré le coronavirus et un personnel réduit.

Un caméléon du parc zoologique de Paris.
Un caméléon du parc zoologique de Paris. © Maxppp - Alexis Sciard

Fort de ses 200 espèces et 2.000 animaux, le parc zoologique de Paris subit comme la France entière les conséquences des mesures de confinement dû à l'épidémie de coronavirus. Par conséquent, depuis un peu plus d'un mois, aucun visiteur n'a le droit n'y accéder. "Et je ne veux pas nous cacher que ce que le public nous manque parce qu'une de nos missions c'est de montrer ces animaux au public et leur apprendre des choses donc de ce côté-là on ne peut pas faire nos missions correctement même si par le biais d'internet on essaie de tenir au courant les gens de ce qu'il se passe mais c'est différent", témoignage Alexis Lécu, chef vétérinaire et directeur scientifique du parc zoologique de Paris.

Depuis le début du confinement, le personnel du parc est moins présent sur le site. Mais surtout le personnel non-soigneur. "On a essayé de se recentrer sur les fonctions primordiales. Toutes les fonctions liées à la gestion du public sont passées en télétravail ou chômage partiel, etc. Et après sur les équipes de soigneurs et vétérinaires on a diminué les effectifs mais sans nuire à la qualité des soins des animaux", explique Alexis Lécu. "On a entre 30 et 50% de personnes en moins sur le site par jour".

"Il a fallu s'adapter"

Pour le directeur scientifique, même si le personnel est réduit, le plus important était de poursuivre leurs actions au quotidien et "ne pas toucher au bien être des animaux". Difficile équation mais dans leur organisation du travail, les soigneurs ont réussi à poursuivre leurs tâches. "Elles restent les mêmes, on nettoie les enclos, on a gardé nos fournisseurs qui nous donnent de la nourriture pour les animaux. Le tout c'est qu'on évite désormais de travailler les uns à côté des autres. Quelques procédures ont été adaptées, lorsque l'on utilise des outils, des véhicules, on a un temps de désinfection dorénavant", détaille Alexis Lécu.

Une otarie du parc zoologique de Paris.
Une otarie du parc zoologique de Paris. © Maxppp - Guillaume Georges

Si les soigneurs se sont adaptés à ces nouvelles mesure, "il a fallu aussi s'adapter pour les animaux. On sait que désormais il y a quelques espèces qui sont éventuellement sensibles à ce virus qui peuvent être infectées, avec des symptômes beaucoup moins important que ceux que vit l'homme mais peuvent être infectées de tout de même", raconte Alexis Lécu, le directeur scientifique du parc.

Il précise "On a mis en place des gestes barrières et des protections qu'on ne mettait pas en place forcément par exemple pour les félins. Maintenant on porte des maques, par exemple. Mais en parc zoologique, ce qu'il faut savoir c'est qu'on a cette culture de ce qu'on appelle les maladies zoonotiques, des maladies transmissibles entre l'homme et l'animal. Ce n'est pas avec l'arrivée du coronavirus que l'on a commencé à faire attention, on avait déjà des procédures sur certains animaux."

Une donnée a changé, l'absence du public

Depuis maintenant un peu plus d'un mois, le public est absent des allées du zoo de Vincennes. "C'est cette donnée qui a changé pour les animaux parce que grosso modo, ils ont les mêmes heures d'entrée et de sortie, de repas. Mais tout ce que je peux vous dire c'est qu'il y a certains animaux, curieux, qui sont un peu plus attentifs à nos déplacements dans les allées publics parce qu'ils se demandent ce qui se passe mais sinon pas grand chose n'a changé", souligne Alexis Lécu.

"En temps normal, on a déjà un concept de présentation qui n'entraîne pas une grande proximité entre les animaux et les gens. On a fait en sorte que la présence du public n'influence pas la vie de nos animaux qui ont leur vie social à eux, les groupes de primates ont leur soucis de primates, les otaries avec les otaries", conclut Alexis Lécu.

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