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Dossier : Les bouquetins du massif du Bargy

Massif du Bargy : un nouveau projet d’abattage de bouquetins pour lutter contre la brucellose

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Par , France Bleu Pays de Savoie

Le préfet de Haute-Savoie s’apprête à signer un nouvel arrêté autorisant l’abattage de 20 bouquetins dans le massif du Bargy d’ici fin juin pour lutter contre la brucellose. Il prévoit aussi la capture de 50 autres animaux qui eux ne seront abattus que si le test à la brucellose est positif.

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- © Radio France - Bleuette Dupin

L'épizootie de brucellose des bouquetins du massif du Bargy est une vieille histoire, douloureuse pour les éleveurs du secteur qui se souviennent de la contamination d’un cheptel bovin du Grand-Bornand en 2012, entraînant la destruction de toute sa production laitière, et l’angoisse de toute la filière du reblochon au lait cru. 

Elle est douloureuse aussi pour les défenseurs de cet animal sauvage protégé, emblème des Alpes du Nord. Ils ont recensé 482 bouquetins abattus dans le massif depuis 2012, afin de lutter contre le risque de transmission de la bactérie aux nombreux troupeaux ovins et bovins.

Consultation publique sur le site internet de la préfecture jusqu’au 20 mai

Le préfet de la Haute-Savoie demande une nouvelle dérogation à la protection des bouquetins pour trois ans (2020-2022) pour 150 animaux capturés, testés, et abattus s’ils sont positifs, et pour la destruction de 60 autres animaux impossibles à capturer dans des zones inaccessibles. Une première campagne est prévue d’ici la fin du mois de juin.

Une consultation publique est ouverte jusqu’au 20 mai sur le site internet de la préfecture. Mais pour les opposants à cet arrêté, la décision finale du préfet ne fait aucun doute.

Les associations de défense de la nature en désaccord avec l’abattage de bouquetins sans test préalable

Les associations LPO et France Nature Environnement ne comprennent pas la mesure visant à abattre 20 bouquetins ces prochaines semaines, sans les tester au préalable. « On est d’accord sur les captures, explique le vice-président de FNE Jean-Pierre Crouzat, mais pas sur l’abattage des animaux sains ». 

Il explique le dispositif : « Un test « in-situ » permet par fléchette anesthésiante de voir si le bouquetin visé est porteur de la brucellose, auquel cas il est euthanasié. C’est malheureux mais nous sommes d’accord. Tandis que les abattages à distance avec des grandes carabines à 200 mètres, ce sont les animaux sains qui en font les frais ». FNE précise que le taux d’infection ne dépasse pas 20% au cœur du massif du Bargy, ce qui implique que quatre bouquetins sur cinq qui seront abattus sans test seront sains.

Avis défavorable du Conseil National de la Protection de la Nature

La LPO et France Nature environnement ont d’ailleurs interpellé par courrier la secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la transition écologique, Emmanuelle Wargon, pour rappeler que le Conseil National de la Protection de la Nature a émis un avis défavorable à cet abattage sans test qui n'a pas démontré son intérêt.

La préfecture justifie ce plan par la crainte d’un « risque important de reprise de la contagion et la transmission au reste de la faune sauvage et domestique ». Au printemps 2019 une jeune femelle bouquetin a été testée positive à la bactérie, puis en octobre c’est un chamois qui a été testé positif à la brucellose au Reposoir. 

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