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Environnement

Pollution de l'air : Montpellier épinglé pour son manque d'ambition

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Par , France Bleu Hérault

Greenpeace a classé les 12 plus grandes villes de France en fonction de l'action engagée contre la pollution liée aux transports: Montpellier arrive en 10e place. L'étude de la politique menée montre, selon l'association, une absence de volonté de réduire la place de la voiture.

Dans son rapport, Greenpeace estime que Montpellier "n'a pas su mener de politique globale ambitieuse contre la pollution automobile"
Dans son rapport, Greenpeace estime que Montpellier "n'a pas su mener de politique globale ambitieuse contre la pollution automobile" © Maxppp - Vincent Isore

Montpellier, France

Montpellier est en retard, très en retard en matière de lutte contre la pollution de l'air. Dans un classement publié ce mercredi 11 décembre, Greenpeace a noté les 12 plus grandes villes de France en fonction de leur action contre les émissions de gaz à effet de serre liées aux transports. 

Montpellier n'arrive qu'à la 10e place, tout juste devant Nice et Marseille. Loin derrière Paris, Grenoble et Strasbourg, le trio de tête. L'association écologiste pointe le manque d'ambition des élus locaux, après avoir passé au crible les actions engagées ces dernières années pour réduire la place de la voiture, et développer celle des vélos et transports en commun.

Greenpeace juge Montpellier, 10ème au classement, très en retard dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre - Aucun(e)
Greenpeace juge Montpellier, 10ème au classement, très en retard dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre - Greenpeace

La voiture reste la priorité

Montpellier, dixième, serait donc l'un des mauvais élèves de la lutte contre le tout voiture. Cela ne fait aucun doute pour Marc-Axel, militant au sein du groupe Greenpeace Montpellier. "On privilégie les grands aménagements routiers. Trois rien qu'en ce moment : la déviation Est, le Lien et le contournement Ouest qui à lui seul représente un investissement de 230 millions d'euros pour sept kilomètres. Des financements importants pour favoriser la voiture et on laisse de côté les autres transports." Référence à la ligne 5 du tram longtemps repoussée et dont les travaux n'ont commencé que cette année. 

"Mais aussi les infrastructures pour le vélo laissées de côté, de même que les zones 30 où la voiture n'est plus prioritaire et où l'on peut se déplacer autrement en étant moins soumis à la pollution de l'air."

"On privilégie les grands aménagements routiers et on laisse de côté les autres modes de transport". Marc-Axel, membre de Greenpeace Montpellier

Budget vélo faible

Montpellier doit selon Greenpeace passer à la vitesse supérieure dans la lutte contre la pollution liées aux transports. Rien n'indique en effet une évolution vers le 30 km/h en ville. Aucune aide financière n'existe encore pour inciter les habitants à changer leur mode de transport que ce soit vers l'électrique, le covoiturage ou le deux roues. 

Le rapport montre d'ailleurs que le budget vélo par habitant reste faible, malgré l'enveloppe de 10 millions d'euros annoncée en milieu d'année pour les pistes cyclables et la construction d'un véloparc. 

En conclusion il est écrit que "Montpellier, comme Nice ou Marseille, n'a pas su mener de politique globale ambitieuse en matière de lutte contre la pollution automobile". 

La ZFE, le point positif

Un seul point véritablement positif : le projet de ZFE, zone à faibles émissions. Elle porterait dans un premier temps sur les véhicules de livraison les plus polluants qui seraient exclus du centre de Montpellier, l'aire piétonne. Il s’agirait ensuite d’interdire l’accès aux véhicules particuliers et logistiques les plus polluants et d’étendre le périmètre.

À quatre mois des municipales

Ce n'est pas un hasard si Greenpeace sort un tel document à quatre mois des municipales. Elle entend obtenir de vrais engagements de la part des candidats en matière de lutte contre la pollution de l'air. L'association recueille en ce moment leurs intentions et prévoit de publier un comparatif des programmes en janvier prochain pour permettre aux électeurs de faire leur choix en conscience. 

Ce classement est disponible à la consultation et/ou au téléchargement ci-dessous : 

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