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Coronavirus : reconfinement en France à partir de vendredi, jusqu'au 1er décembre

Une charte pour protéger les arbres détruits lors des constructions immobilières à Montpellier

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Par , France Bleu Hérault

L'association "Non au béton" fait signer une charte de "bonne conduite environnementale" aux candidats à la mairie de Montpellier (Hérault). Le texte préserve certaines zones de la ville, et s'assure que les arbres détruits lors des construits sont bien replantés.

La charte engage les candidats à la mairie de Montpellier à s'assurer que les arbres détruits lors de constructions sont bien replantés
La charte engage les candidats à la mairie de Montpellier à s'assurer que les arbres détruits lors de constructions sont bien replantés © Maxppp - Dylan Meiffret

Pour répondre à la pression démographique très forte à Montpellier, les grands projets immobiliers se sont multipliés. Des constructions qui se font souvent au détriment de la nature : les immeubles construits prennent parfois la place de parcs ou de jardins, sans que les plantations détruites ne soient systématiquement remplacées, alors que c'est pourtant obligatoire dans le Plan Local d'Urbanisme (PLU). 

À l'approche du second tour des élections municipales, l'association Non au béton a demandé aux candidats de s'engager à contrôler que les arbres détruits sont bels et bien replantés, et que certaines zones de Montpellier seront sanctuarisées. Elle leur demande de signer une charte de bonne conduite écologique, qui rendra le non-respect contraignant. 

"Le promoteur, il achète une parcelle où il y a une villa avec un jardin. Il détruit la villa et le jardin généralement avec", se désole Alain Berthet, vice-président de l'association Non au Béton. Il dénonce des fraudes au permis de construire, dans la partie où les constructeurs doivent déclarer le "patrimoine végétal".

Une mesure pour contraindre les promoteurs

"Dedans il faut décrire, avant les travaux. Par exemple, vous dites que sur la parcelle il y a dix arbres et que vous allez en abattre cinq. Donc, théoriquement, il va devoir replanter cinq arbres. Sauf que ce sont des déclarations qui ne sont pas contrôlées par les services de l'urbanisme, de la ville ou de la métropole", dénonce-t-il, prenant exemple de plusieurs constructions récentes où le nombre d'arbres déclarés abattus puis replantés était inférieur à la réalité, selon son association. 

Par cette charte, l'association espère rendre obligatoire la présence d'un huissier lors du constat du nombre d'arbre présents puis replantés. "De cette façon, il n'y a aucune triche !, explique-t-il, avec enthousiasme. Et on peut espérer au moins que chaque arbre abattu dans le futur par les promoteurs sera réellement replanté. C'est déjà un moindre mal par rapport aux phénomènes que nous avons constatés"

Le texte signé engage également les candidats à préserver plusieurs espaces de Montpellier. La ZAD Vincent Auriol, entre la route de Ganges et le quartier Agropolis, est concerné, tout comme l'aqueduc aux Arceaux. Sur sa page Facebook, l'association annonce que Mohed Altrad, candidat lors des élections municipales le 28 juin prochain a signé la charte. Michaël Delafosse et Philippe Saurel devraient faire de même dans les prochains jours.

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