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Municipales au Mans : les propositions des candidats pour une ville plus propre

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Par , France Bleu Maine

La propreté est l’un des sujets majeurs de préoccupation des Manceaux. Pourtant, cette question est peu abordée dans certains programmes. Que faut-il améliorer? Quelle place pour les amendes en cas d’incivilité? Comment changer les comportements? Tour d'horizon des mesures proposées.

 Le service propreté de Le Mans Métropole emploie environ 350 personnes.
Le service propreté de Le Mans Métropole emploie environ 350 personnes. © Radio France - Bertrand Hochet

Entre les poubelles grises et les poubelles vertes, plus de 76.000 tonnes de déchets ont été collectés en 2019 dans l’agglomération du Mans. Les ordures ménagères représentent encore 80% de ces déchets. Sans compter les dépôts sauvages et les déchets qui traînent sur les trottoirs, tous passibles d’une amende.

Revoir la collecte des ordures 

Plusieurs candidats relayent une préoccupation récurrente des Manceaux, qu’ils soient commerçants ou particuliers : la fréquence des tournées de ramassage des ordures n’est plus adaptée aux besoins. Et plus spécifiquement encore : les collectes de déchets recyclables (carton, papier, plastique…) ne sont pas assez nombreuses. Ces candidats proposent de revoir de fond en comble l’organisation du ramassage des ordures au Mans.

INFO PRATIQUE : En 2020, l'agglomération du Mans distribue gratuitement une nouvelle poubelle aux habitants     

Pour y parvenir, Marie James (LFI, PCF) souhaite s’appuyer sur les associations de quartiers, notamment pour « affiner les horaires ». Louis de Cacqueray-Valmenier (RN) qui constate une « insalubrité grandissante » dans la ville imagine, lui, « s’aider du numérique et des logiciels de traitement des données » pour adapter les tournées aux besoins des habitants. De son côté, Audrey Dolo-Canal qui reconnaît « avoir été light » au sujet de la propreté dans son programme (à lire notamment sur son site Internet), identifie elle aussi un « problème de fréquence des tournées ». Contactée par France Bleu Maine pour obtenir des précisions, la candidate considère que « les particuliers, les commerçants et les entreprises devraient avoir des tournées différenciées » et que « le ramassage devant les commerces n’est pas suffisant ». Gilles Guerchet, tête de liste LREM ne dit pas un mot de la propreté dans sa profession de foi telle qu’elle est diffusée sur Internet. Jointe par France Bleu Maine, son équipe assure que le candidat s’engage, comme certains de ses concurrents, à « remettre à plat la fréquence des tournées ». 

BON PLAN : Au Mans, réduire ses déchets en famille !

En réalité, cette question est déjà prise en compte par la municipalité sortante. C’est certainement la raison pour laquelle les candidats qui en sont issus : Stéphane Le Foll (PS), Marietta Karamanli (socialiste) et Isabelle Sévère (EELV) ne l’évoquent pas dans leur programme. Un audit a été lancé par l’actuelle majorité afin de déterminer une nouvelle organisation du ramassage des ordures au Mans. Son résultat tarde à venir car « modifier les tournées entraîne une réorganisation plus large encore du service chargé de la collecte », explique l’actuelle élue chargée de la propreté. Le changement, assure-t-elle, devrait s’opérer « au second trimestre 2020 ».

Plus de moyens

Pour certains candidats, la lutte contre la saleté dans les rues du Mans passe par l’installation de « mobilier urbain » supplémentaire. Le candidat du parti Les Républicains, Emmanuel Bilquez – qui est l’un des rares à aborder clairement la question de la propreté dans son programme – propose ainsi « d’augmenter le nombre de poubelles et de distributeurs de sachets pour les déjections canines et les mégots ». C’est aussi le souhait d’Audrey Dolo-Canal et de Gilles Guerchet (LREM) même s’il ne figure pas sur leur programme. La socialiste Marietta Karamanli souhaite non seulement « multiplier les poubelles de rues » mais aussi « les conteneurs enterrés ». 

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Concernant les déjections des chiens, la tête de liste écologiste Isabelle Sévère envisage de développer des « espaces canins pour proposer aux maîtres des solutions ». Enfin, dans un registre différent, l’actuelle députée et conseillère municipale Marietta Karamanli propose de « généraliser les composteurs collectifs ».
 

Pérenniser la « brigade verte » 

La répression des « incivilités » revient avec insistance dans la plupart des programmes pour les élections municipales au Mans, y compris chez les candidats de gauche. La majorité sortante a mis en place une « brigade verte ». A l’œuvre depuis juillet 2019, elle est chargée d’identifier et sanctionner les auteurs d’infractions (mégots jetés à terre, déjections canines, dépôts sauvages d’ordures). Ses six agents (bientôt huit) sont rattachés à la police municipale sans être policiers. Ils peuvent dresser des PV assortis d’une amende de 68€. La plupart des candidats souhaitent conserver cette brigade. 

REPORTAGE : Au coeur de la "brigade verte", au Mans

« Nous la maintiendrons », annonce Marie James (LFI, PCF). Les Verts, qui détaillent assez largement leurs mesures pour une ville moins sale, demanderont « un bilan après la première année de fonctionnement ». Mais leur tête de liste, Isabelle Sévère, se dit d’ores et déjà « volontaire pour aller plus loin et développer » cette « brigade verte ». C’est aussi l’intention de Stéphane Le Foll qui veut « renforcer » son action et de Gilles Guerchet (LREM) qui souhaite, en outre, « le renforcement de la police municipale et des agents de surveillance de la voie publique pour augmenter le taux de verbalisation et donc la dissuasion des auteurs de ces incivilités ». La tête de liste du Rassemblement National veut aller encore plus loin. Louis de Cacqueray-Valmenier propose « l’appui de la vidéo-surveillance pour retrouver les auteurs d’incivilités » en matière de propreté.
 

Sanctionner plus sévèrement les incivilités ?

Reste la question des amendes avec laquelle les candidats ne sont pas tous à l’aise. Pour Emmanuel Bilquez (LR), cela ne fait aucun doute : il convient maintenant passer de la prévention – dissuasion à la répression. Il faut, explique-t-il « appliquer l’amende pour les incivilités (déjections, chewing-gums et mégots jetés sur la voie publique) ». Tout aussi clairement, la socialiste Marietta Karamanli annonce vouloir « sanctionner les comportements irresponsables ». Et Julien Geffard (sans étiquette, issu de la droite) l’écrit en lettres capitales sur sa profession de foi : « tolérance zéro pour les incivilités ». Le candidat est l’un des rares à proposer « des travaux d’intérêt général pour les auteurs d’incivilités dans les rues comme dans les tramways sur le principe ‘’qui dégrade répare’’ ».
 

INITIATIVE : Au Mans, des "ramarchages" pour lutter contre les déchets par terre

Gilles Guerchet (LREM) pense qu’il faut agir en ce domaine 24h sur 24h : « la prévention de ces actes doit se faire non seulement de jour mais aussi la nuit, notamment en fin de semaine à la sortie des lieux de distraction ». Pour Louis de Cacqueray-Valmenier (RN), la répression doit se faire en deux temps : « d’abord informer puis, en cas de récidive, sanctionner ». Deux candidates prennent leur distance avec les sanctions. Marie James (LFI, PCF) considère « qu’avant de mettre des amendes, il faut que la municipalité du Mans se montre exemplaire et donne aux habitants tous les moyens pour que la ville soit propre ». Et pour Audrey Dolo-Canal, « les amendes doivent être avant tout dissuasives. Le plus important reste de mieux équiper la ville ».
 

Davantage d’information et d’éducation à la propreté 

Avec la répression, c’est l’autre volet développé par la plupart des candidats. Tous ou presque souhaitent renforcer la prévention en matière de propreté. Marie James (LFI, PCF) avance même un chiffre : « accorder 2% du budget de gestion des ordures ménagères à ces actions de prévention ». Tandis que pour Audrey Dolo-Canal, c’est « le cœur du sujet ». Pour elle « l’éducation sur ces questions de propreté doit se faire surtout auprès des enfants qui sont prescripteurs à la maison ». Sans plus de précision, la socialiste Marietta Karamanli dit vouloir « inciter au recyclage et développer des pratiques vertueuses ». Et Stéphane Le Foll (PS) souhaite « le maintien de la journée citoyenne axée sur la propreté et le développement durable ». 

Si elle devient maire du Mans, Isabelle Sévère (EELV) se fera aider par des personnes extérieures. Elle indique, dans son programme, vouloir faire « appel à des spécialistes des changements des comportements pour rendre l’action plus efficace » en matière de propreté. Enfin sur le volet information, Louis de Cacqueray-Valmenier (RN) considère que « la ville doit améliorer et augmenter sa communication tout particulièrement sur la collecte des encombrants ». 

Les dix candidats aux municipales au Mans en mars 2020 : 

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