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Néonicotinoïdes : l'Assemblée nationale donne son dernier feu vert à la réintroduction de l'insecticide

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Par , France Bleu
France

L'Assemblée nationale a donné un dernier feu vert ce vendredi à la réintroduction temporaire et controversée des néonicotinoïdes pour "sauver" la filière betterave. Un projet de loi dénoncé par la gauche et certains LREM.

Les néonicotinoïdes sont accusés d'être responsables de l'augmentation de la mortalité des abeilles.
Les néonicotinoïdes sont accusés d'être responsables de l'augmentation de la mortalité des abeilles. © Maxppp - Pascal BROCARD

Les néonicotinoïdes, aussi appelés "pesticides tueurs d'abeilles", devraient faire leur retour en France pour aider la filière betterave à résister à la prolifération d'un puceron vert. Les députés ont en effet voté pour la dernière fois en faveur de la réintroduction temporaire des ces insecticides controversés. 

Ce projet de loi doit donc faire l'objet d'un ultime vote mercredi au Sénat pour une adoption définitive. Les deux chambres ont déjà trouvé un accord en commission mixte paritaire sur un texte de compromis. Il a été soutenu par 103 voix contre 45 à l'Assemblée ce vendredi, précise l'AFP.

Un texte "difficile", avoue le ministre de l'Agriculture

Le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie a reconnu qu'il s'agissait d'un texte "difficile", pour défendre la "souveraineté alimentaire" française face à une "situation exceptionnelle", rapporte l'AFP. Selon lui, il n'existe aujourd'hui "pas d'alternative". Il a par ailleurs souligné les efforts de la recherche agronomique, notamment grâce aux 7 millions d'euros de subventions publiques, pour trouver de nouvelles solutions.

Ces pesticides controversés n'étaient plus autorisés depuis septembre 2018. Mais les producteurs de betterave sucrière ont demandé leur réintroduction pour lutter contre un puceron vert qui transmet à la betterave la jaunisse, une maladie qui affaiblit la plante, conduisant à une perte importante de rendement.

Cette dérogation, jusqu'en 2023, s'appuie sur l'article 53 du règlement européen sur les phytosanitaires permettant de déroger à l'interdiction de certains produits lorsqu'il existe un "danger qui ne peut être maîtrisé par d'autres moyens raisonnables", précise l'AFP. Un projet de loi très critiqué à gauche. Les socialistes ont reproché au gouvernement de "ne pas respecter" le Parlement en revenant sur le vote qui avait interdit ce type de pesticides.

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