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"Nous avons tiré les enseignements de l'accident de Fukushima", assure le directeur de la centrale du Blayais

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Par , France Bleu Gironde

Il y a presque dix ans jour pour jour, un tsunami ravageait la centrale nucléaire de Fukushima, sur la côte Est du Japon. Depuis ce drame, la vigilance est renforcée dans toutes les centrales nucléaires. Celle du Blayais est "aujourd'hui plus sûre qu'hier", assure lundi son directeur Séverin Buresi.

Séverin Buresi, directeur de la centrale nucléaire du Blayais, était l'invité de France Bleu Gironde ce lundi.
Séverin Buresi, directeur de la centrale nucléaire du Blayais, était l'invité de France Bleu Gironde ce lundi. - Capture d'écran France 3

"Depuis dix ans et l'accident de Fukushima, nous avons tiré tous les enseignements de cet accident", affirme Séverin Buresi, directeur de la centrale nucléaire du Blayais et invité de France Bleu Gironde lundi 8 mars. Le 11 mars, cela fera dix ans jour pour jour qu'un séisme de magnitude 9 a frappé la côte Est du Japon, provoquant un tsunami qui avait en partie détruit la centrale nucléaire de Fukushima. "Nous avons encore renforcé la sécurité de l'intégralité de nos réacteurs, notamment face à des aléas climatiques majeurs", explique le directeur. "Nous sommes capables en toute circonstance d'alimenter en électricité et en eau les réacteurs. Dès 2011, la force d'action rapide du nucléaire a aussi été créée, avec 300 professionnels en capacité d'intervenir en moins de 24 heures sur n'importe quelle centrale."

Depuis la tempête Martin en 1999 et l'inondation d'une partie de la centrale du Blayais, à Braud-et-Saint-Louis, les digues qui l'entourent ont aussi été surélevées de plus de deux mètres. "Dans le cadre des 40 ans de la centrale au mois de juin, l'Autorité de sûreté nucléaire nous a demandé de procéder à des améliorations supplémentaires de la sûreté", explique Séverin Buresi. "Il faut à la fois intégrer le retour d'expérience de Fukushima, mais aussi se projeter dans dix ans minimum et prendre en compte d'autres aléas, comme le réchauffement climatique et la montée des eaux", continue le directeur de la centrale, en précisant que la digue entourant l'édifice va encore être surélevée "de près d'un mètre".

600 emplois locaux créés pour le grand carénage

La centrale du Blayais est aussi entrée dans une période de "grand carénage", pendant laquelle des équipes d'EDF sont chargées de renforcer les installations nucléaires. "On va passer une étape supplémentaire", assure Séverine Buresi. "Nous allons créer ce qu'on appelle un récupérateur de corium, une sorte de très gros cendrier que nous allons mettre sous nos réacteurs, de manière à ce qu'en cas d'accident nucléaire, les conséquences de cet accident restent confinées dans la centrale. Cela permet de préserver l'extérieur", assure-t-il. "Ce grand carénage va durer jusqu'en 2029 et nous visons à faire intervenir un maximum d'entreprises locales. Ça va représenter environ 600 emplois locaux dans les dix années qui viennent, en plus des salariés de la centrale nucléaire."

L'Autorité de sûreté nucléaire a également accordé à la centrale du Blayais une prolongation d'activité de dix ans, alors qu'elle devait s'arrêter au bout de quarante ans. "Lors de la conception des centrales, il n'y avait pas de date limite", justifie Séverin Buresi. "Tous les dix ans, la centrale est contrôlée sous toutes ses coutures. Non seulement nous avons intégré ce qu'il s'est passé à Fukushima, mais en plus on a intégré de manière plus générale l'intégralité des retours d'expérience de l'ensemble des centrales nucléaires du monde. Donc aujourd'hui, la centrale est plus sûre qu'hier", assure son directeur. "Nous montons en permanence ce niveau de sécurité pour produire encore de nombreuses années les deux tiers de l'électricité que consomme chaque année la Nouvelle-Aquitaine. Une électricité décarbonée !"

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