Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Environnement

Nouveau recours en justice contre le projet de déviation de Jargeau

-
Par , France Bleu Orléans

Les associations Mardiéval et France Nature Environnement ont saisi en urgence le Tribunal Administratif d'Orléans. Elles contestent l'arrêté de dérogation pour la protection des espèces protégées. Si elles obtiennent gain de cause, les travaux de défrichement pourraient de nouveau être stoppés.

Le projet de déviation dans les documents officiels du département du Loiret
Le projet de déviation dans les documents officiels du département du Loiret - Conseil départemental du Loiret

Loiret, France

L'ambiance était particulièrement tendue ce lundi matin dans la salle d'audience du Tribunal Administratif d'Orléans. Face à face, des opposants à la déviation de Jargeau et des agents de l'Etat et du département. Au cœur des discussions, la protection des espèces protégées dans le cadre des travaux de défrichement. Le chantier doit redémarrer ce mois-ci dans le bois de Latingy, à Mardié.

Un arrêté trop restrictif pour les associations 

Les associations Mardiéval et France Nature Environnement  contestent une nouvelle fois l'arrêté de dérogation pour la protection des espèces protégées. Cet arrêté, qui vise 21 espèces, permet au département d'engager des travaux dans la zone à condition de prendre certaines mesures pour reloger et protéger les espèces. Annulé une première fois en juillet 2018 par la justice, cet arrêté a été modifié et résigné par le Préfet. Mais pour les associations, il reste incomplet. " Sur les oiseaux par exemple, l'arrêté ne prend en compte que le balbuzard pêcheur "explique le président de Mardiéval, Jean Marie Salomon. " Or, ces derniers mois, on a repéré d'autres espèces sensibles comme la Bondrée Apivore, un rapace qu'on voit en moment au dessus du bois de Latingy. Qu'est ce qui va se passer pour lui quand les arbres auront été abattus ?". Les associations rappellent également qu'une petite fleur protégée, la Corydale solide, a été découverte au printemps dernier sur le site lors de travaux préparatoires alors qu'elle n'avait pas été répertoriée avant. " C'est bien la preuve que l'inventaire est incomplet".

Une nouvelle manœuvre pour retarder les travaux ?

De son côté, le département rétorque que depuis le lancement du projet tous les inventaires sur les espèces protégées ont été validés par le Préfet et les autorités environnementales. " On est irréprochable là dessus" estime l'avocate du Conseil Départemental, Maitre Fontaine. " D'ailleurs, regarder sur la Corydale, on a tout de suite pris les mesures nécessaires pour déplacer les bulbes et les replanter".  Pour elle, " il ne faut pas être dupe. C'est la 17ème procédure dans ce dossier et encore une fois, certains cherchent pas tous les moyens à retarder les travaux." 

Parcelle défrichée à Saint Denis de l'Hôtel en janvier 2018 - Radio France
Parcelle défrichée à Saint Denis de l'Hôtel en janvier 2018 © Radio France - Lydie Lahaix

C'est d'ailleurs la grande crainte du département : si cet arrêté de dérogation est suspendue par le tribunal, les travaux de défrichement prévus en septembre et octobre au bois de Latingy ne pourront pas se faire. Or, c'est le seul créneau possible dans l'année pour le département afin justement de respecter les espèces protégées du site. 

Le tribunal administratif d'Orléans rendra sa décision en fin de semaine. Mais, ce ne sera de toute façon pas le dernier rebondissement dans ce dossier. Les associations ont d'autres recours en attente notamment à Nantes, devant la Cour d'Appel administrative, concernant la Déclaration d'utilité publique. 

Choix de la station

France Bleu