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Parc naturel des Pyrénées catalanes : le président du Conseil scientifique démissionne car il "perd son temps"

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Par , France Bleu Roussillon

Au Parc naturel des Pyrénées catalanes, le président du Conseil scientifique a donné sa démission fin janvier. Quatre autres membres ont également démissionné. "Nous n'étions d'aucune utilité", explique l'ancien président.

Vincent Vlès, ancien président du Conseil scientifique du parc naturel et Hermeline Malherbe, la présidente du carc et du département.
Vincent Vlès, ancien président du Conseil scientifique du parc naturel et Hermeline Malherbe, la présidente du carc et du département. © Maxppp - David Thierry / Michel Clementz

Tirer la sonnette d'alarme. C'est apparemment le but de ces démissions, fin janvier, au Conseil scientifique du Parc naturel des Pyrénées catalanes. Basée en Conflent, cette structure administrative couvre 66 communes. En 2012, elle s'est dotée d'un Conseil scientifique, "chargé d’éclairer" ses décisions "grâce à sa capacité d’expertise". Composé d'une douzaine de membres, le Conseil scientifique en a perdu cinq ces derniers mois, pour des raisons diverses. L'une des raisons, commune à plusieurs membres démissionnaires, concerne le fonctionnement du parc.

"Nous n'étions pas informés des dossiers."              
- Vincent Vlès, ancien président du Conseil scientifique

L'une des démissions marquantes, c'est bien sûr celle du président. Vincent Vlès, professeur émérite à l'université de Toulouse, spécialiste de l'aménagement touristique, a quitté ses fonctions parce qu'il "perdait son temps". 

"Nous n'étions d'aucune utilité, raconte-t-il. Par exemple, sur le dossier de la reconversion de la station du Puigmal, nous n'étions informés de rien. Nous l'avons appris par la presse, alors que l'administration du parc travaillait sur le dossier depuis un an.

"Un conseil scientifique, soit on s'en sert, soit on n'en a pas." - Vincent Vlès

"On arrive toujours après la bataille."            
- Nicolas Marty, professeur à l'université de Perpignan

Nicolas Marty est parti pour les mêmes raisons que le président. Ce professeur d'histoire économique et sociale contemporaine à l'université de Perpignan voulait "aider les élus à prendre les bonnes décisions". Mais après neuf ans au Conseil scientifique du Parc naturel des Pyrénées catalanes, il constate : "On arrive toujours après la bataille.

"Au regard de ce qui se passe ailleurs, c'est assez surprenant", note-t-il. Nicolas Marty et Vincent Vlès regrettent d'être mis sur le fait accompli, sur des dossiers où "nous aurions besoin de temps pour développer une réflexion".

"Il faut que la présidence du parc fasse confiance aux scientifiques." - Nicolas Marty

"Le Conseil scientifique du parc n'a pas vocation à donner un avis sur des projets."        
- Hermeline Malherbe, présidente du parc

À la présidence du Parc naturel des Pyrénées catalanes, l'on retrouve la présidente du département des Pyrénées-Orientales. Hermeline Malherbe se dit "surprise" et pointe une confusion dans la mission du Conseil scientifique. "Il n'a pas vocation à donner un avis sur des projets mais à travailler sur le long terme, sur la recherche et les grands enjeux du territoire du parc.

Hermeline Malherbe précise que le Conseil scientifique peut s'autosaisir sur des dossiers. Le parc peut également le saisir, mais ça n'est pas obligatoire. "Le président du Conseil scientifique était invité à toutes nos instances, poursuit la présidente. S'il voulait avoir accès à des informations, il pouvait les obtenir."

"Un conseil scientifique ne donne pas un avis sur un projet de centrale, par exemple." - Hermeline Malherbe

Ce mardi, le groupe local d'Europe Ecologie les Verts a réagi dans un communiqué. "La démission de Vincent Vlès de la présidence du Conseil scientifique du PNR est révélatrice. Elle montre l’incapacité des responsables départementaux, et au-delà, de nombreux élus, à faire la jonction entre les enjeux écologiques et les questions sociales et économiques."

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