Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Pas assez d'arbres replantés, "Non au Béton" dénonce un projet immobilier à Montpellier

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Hérault

Le tribunal administratif de Montpellier devrait rendre cette semaine sa décision après un recours déposé par l'association "Non au Béton" contre un projet immobilier de deux petits immeubles à Montpellier. l'enjeu : le nombre d'arbres présents sur le site

Le promoteur prévoit de construire sur cette parcelle deux immeuble de 45 logements au total
Le promoteur prévoit de construire sur cette parcelle deux immeuble de 45 logements au total - NAB

La société SOGEPROM a obtenu en juin 2019 un permis de construire pour deux petits immeubles de 45 logements sur une parcelle de 2.300 mètres carrés située au 210 rue Fontcarrade à Montpellier, près du parc de la Guirlande entre les quartiers Figueroles et la cité Gély. En signant le permis de construire, le promoteur s'est engagé conformément au plan local d'urbanisme de la ville de Montpellier, à replanter un arbre pour tout arbre abattu. *

Le promoteur a fait les comptes sur le terrain : 11 arbres recensés. Mais l'association "Non au Béton" en est convaincue, des bûcherons sont passés par là pour abattre une vingtaine d'arbres en toute discrétion. Elle n'a pas pu pénétrer sur le terrain pour le constater, mais affirme avoir le témoignage de riverains. Ce ne sont pas 11 arbres qu'il faudrait remplacer mais 30. L'association a donc déposé un recours devant le tribunal administratif de Montpellier pour fraude.

"C'est toujours la recherche du profit maximum aux dépens de l'environnement"

"Les promoteurs ont une fâcheuse tendance à Montpellier à minimiser le nombre d'arbres présents sur une parcelle afin de ne pas avoir à les replanter comme les y oblige le PLU de Montpellier, explique Alain Berthet porte-parole de l'association "Non au Béton". Et donc, lorsqu'il y a 30 arbres sur une parcelle et qu'on va en faire disparaître 25, cela oblige d'en replanter 25. Et bien souvent, on préfère dire qu'il y en a 10 pour n'avoir à en replanter que 10. Ça prend moins d'espace et ça permet de conserver plus d'espaces pour les bâtiments. Il est plus rentable de construire des bâtiments de 45 logements que des bâtiments de 30 logements. Ça rapporte davantage. Il y a toujours une recherche du profit maximum de la part des promoteurs aux dépens de l'environnement." 

Mais le combat de l'association va au delà de la préservation des espèces, il s'agit aussi, dit-elle d'un problème de santé publique.

"Les arbres sont aussi là pour absorber le CO2 et donc la pollution des voitures."

"Indépendamment de la biodiversité (écureuils, oiseaux, insectes) de l'absorption des eaux pluviales qui évitent aussi les inondations, il y a cette fonction fondamentale d'absorption du CO2. Les embouteillages dégagent beaucoup de CO2 et on oublie aussi les particules fines. Donc, moins il y a d'arbres en ville et plus il y a de pollution, indique l'association. Là encore, la recherche du profit maximum, c'est oublier certaines priorités de santé publique. Respectons un équilibre entre la nécessité de loger les Montpelliérains et l'intérêt de protéger ces arbres en ville qui sont absolument nécessaires au bien être des Montpelliérains."

Nous démentons toute destruction d'arbres, un huissier pourra l'attester. Nous sommes au contraire dans des démarches vertueuses pour l'environnement

De son côté, le promoteur Sogeprom dément toute coupe d'arbres sur le site. "Une étude phytosanitaire a été menée sur place pour préciser le nombre d'arbres sains qu'il faudrait replanter, avec un relevé de géomètre très précis. Il n'y aucune volonté d'occulter le nombre de végétaux sains. _Nous sommes très attentifs à préserver l'environnement sur tous nos projets immobiliers_" explique Charline Chapuis responsable Markéting et Communication chez Sogeprom. 

A l'issue de l'audience devant le tribunal administratif, compte-tenu des photos diffusées par l'association Non au Béton, le promoteur affirme avoir diligenté un huissier sur le site le 15 décembre : "il atteste qu'il n'y a sur ce terrain aucune trace de destruction de végétation récente ou ancienne"

"Nous sommes un des leaders de la construction immobilière sur Montpellier et nous n'avons aucun intérêt à détruire des arbres en toute illégalité, cela nuirait fortement à notre image alors que nous sommes au contraire dans une démarche vertueuse sur de nombreux projets avec des espaces verts protégés ou un travail avec la ligue de protection des oiseaux pour récréer des flores accueillantes pour certaines espèces." ajoute Charline Chapuis

Le tribunal administratif rendra sa décision d'ici la fin de la semaine. Le rapporteur public a demandé l'annulation partielle du permis, mais il ne s'agit que de recommandations.

* La charte de l'arbre de la ville de Montpellier impose même de replanter deux arbres pour tout arbre abattu, mais la justice a estimé que cette charte n'étant pas dans le PLU, et n'était pas contraignante.

Des arbres auraient été coupés avant le comptage officiel du promoteur
Des arbres auraient été coupés avant le comptage officiel du promoteur - NAB
L'association s'appuie sur le témoignage des voisins et ces photos pour dénoncer l'abattage d'une vingtaine d'arbres
L'association s'appuie sur le témoignage des voisins et ces photos pour dénoncer l'abattage d'une vingtaine d'arbres - Nab
Choix de la station

À venir dansDanssecondess