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Pénurie d'eau : Montpellier accueille un colloque pour préserver cette ressource en tension

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Par , France Bleu Hérault, France Bleu

Les réserves en eau s'amenuisent d'année en année sur le littoral méditerranéen. Pour tenter de retrouver l'équilibre, l'Agence de l'eau a organisé, mardi 29 juin, un colloque à Montpellier.

Pénurie d'eau : Montpellier accueille un colloque pour préserver cette ressource en tension (Image d'illustration)
Pénurie d'eau : Montpellier accueille un colloque pour préserver cette ressource en tension (Image d'illustration) © Maxppp - Aurélien Breau

Nous consommons l'eau à crédit. Chaque année, les réserves en eau douce du Languedoc-Roussillon sont amputées de 80 millions de mètres cubes. La faute à une surconsommation chronique et aux premiers effets du dérèglement climatique. Pour tenter de revenir à l'équilibre, l'Agence de l'eau Rhône-Méditerranée a tenu un colloque, jeudi 29 juin, à Montpellier. 

Autour de la table : des élus, des chefs d'entreprises ou encore des agriculteurs, Et un objectif : les mettre d'accord sur des solutions pour réduire la consommation d'eau.

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Gérer mes choix

Un cap inscrit dans un Plan de gestion des ressources en eau (PGRE). C'est en quelque sorte un protocole pour régler un problème local, comme par exemple concilier l'assèchement d'un cours d'eau avec les besoins des agriculteurs limitrophes. 

Une soixantaine de PGRE ont été signés depuis 2015 par l'Agence de l'eau en Languedoc-Roussillon. À la clé, ce sont près de 350 millions de mètre cubes d'eau qui sont désormais économisés chaque année.

Mais il va falloir passer à la vitesse supérieure, prévient Laurent Roy, le président cet établissement géré par le ministère de la transition écologique : 

"Avec le changement climatique, ça va s'aggraver. Les modélisations nous disent qu'il va pleuvoir de moins en moins sur le pourtour méditerranéen. Cette tension va s'accroitre et il faut donc préparer l'avenir."

Car les effets du manque d'eau douce se font déjà ressentir : "On voit déjà des concurrences entre l'eau potable, l'irrigation et le fait de laisser suffisamment d'eau dans les rivières. Car l'eau est certainement le sujet pour lequel le changement climatique est le plus perceptible. L'eau c'est à la fois ce que l'on boit et ce que l'on mange, donc c'est fondamental."

Laurent Roy : "Avec le changement climatique, ça va s'aggraver"

L'agriculture, principal consommateur

Totalisant plus de 70% de l'eau consommée, l'agriculture constitue l'un des principaux axes de travail pour l'Agence de l'eau. D'autant que, les précédents plans de gestion de l'eau ont démontré que les captations des agriculteurs pouvaient être divisées par 5. A condition de les accompagner, précise Laurent Roy : "En passant par exemple d'un mode d'irrigation traditionnel à des méthodes plus modernes comme le goutte à goutte."

Mais "il faut faire feu de tout bois", poursuit-il. Une expérimentation dans l'Aude a ainsi montré qu'il était possible d'irriguer les vignes à partir des eaux traitées sortant de la station d'épuration. Plus globalement, c'est une réflexion complète qu'il faut conduire pour déboucher sur une agriculture résiliente

"C'est aussi questionner certaines productions. On travaille par exemple sur les cépages en viticulture pour avoir des variétés plus résistantes à la sécheresse."

L'agriculture a une grande marge de progression sur la consommation d'eau

Le point noir de la nappe d'Astien

Un autre PGRE a été mené à Agde pour préserver la nappe de l'Astien, mise à mal par la surpopulation estivale

"Jusqu'à peu, le golf municipal d'Agde était alimenté par de l'eau potable. C'est un problème parce que c'est une ressource très sollicitée."

La solution retenue a, ici aussi, été de brancher les tuyaux du golf sur l'eau sortant de la station d'épuration.

Laurent Roy : "On prélève plus dans cette nappe qu'elle ne se recharge, forcément ce n'est pas durable"

Dans son budget annuel de 440 millions d'euros, l'Agence de l'eau finance une partie des projets conduits pour protéger l'eau. Laurent Roy espère donc que les PGRE se multiplieront dans l'Hérault.

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