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Pesticides dans les vignes : "La Bourgogne devrait être toute bio !"

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Par , , France Bleu Bourgogne

L'histoire d'un viticulteur beaunois adaptée à la télévision ce lundi soir sur France 2 Le film Intraitables revient sur le combat d'Emmanuel Giboulot, ce viticulteur condamné en 2014 à 1000 euros d'amende par la justice dijonnaise pour avoir refusé de traiter ses vignes contre la flavescence dorée.

Jean-François Chapelle est l'un des référents régionaux du groupement de l'agriculture bio en Côte-d'Or
Jean-François Chapelle est l'un des référents régionaux du groupement de l'agriculture bio en Côte-d'Or © Radio France - Arnaud Racapé

A l'occasion de la diffusion de ce téléfilm inspiré de l'affaire Giboulot, on se demande sur France Bleu Bourgogne si le bio gagne du terrain dans les vignes bourguignonnes depuis ce combat très médiatisé, avec Jean-François Chapelle, l'un des référents du GAB21, le groupement de l’agriculture bio en Côte-d'or, viticulteur en bio à Santenay depuis 2006.

3% des surfaces cultivées, 20% des pesticides utilisés

"L'affaire Giboulot a permis non pas une prise de conscience au niveau des vignerons car elle existait déjà, mais de mettre le problème des pesticides au niveau du grand public, d'actionner des choses. La viticulture, c'est 3% des surfaces cultivées, et 20% des volumes de pesticides utilisés, ça pose problème." 

A relire - Dijon : le viticulteur bio ayant refusé de traiter ses vignes relaxé en appel

En bon lanceur d'alerte, Emmanuel Giboulot n'a pas révolutionné à lui seul la viticulture en Bourgogne, mais il a manifestement fait bouger les lignes, en permettant aux consommateurs de prendre conscience d'une véritable problématique. Aujourd'hui, le bio représente plus de 20% des surfaces en Côte-d'Or, pourtant les freins à la conversion sont toujours bien présents : "c'est un vrai saut dans l'inconnu, il faut des gens pour l'encadrer, il faut former des techniciens pour rassurer les vignerons, il y a encore du travail, il faut taper fort ! Selon moi, la Bourgogne devrait être toute bio !"

Pas de vins de terroir si le terroir est mort

Jean-François Chapelle a lui-même basculé dans le bio au tournant de l'année 2006, sur son domaine de Santenay, un déclic de deux natures : environnemental et sanitaire : "Le premier déclic a été la qualité des sols en Bourgogne. On parle tous les jours de vins de terroirs, mais vous ne pouvez pas avoir de vins de terroirs si le terroir est mort. Or on allait avec les pesticides doucement mais sûrement vers des sols complètement morts, il fallait réagir. Et puis c'est le problème de l'environnement, les gens avec qui on vit. Nous qui travaillions dans les vignes, on parlait déjà de maladies au début des années 2000. Donc c'est un double déclic, le terroir et la santé. J'ai commencé en bio en 2006, on devait être en-dessous des 10% d'exploitations en bio. Aujourd'hui il y a une prise de conscience générale.

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