Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Environnement

Pesticides : les agriculteurs de Dordogne divisés sur leur utilisation

-
Par , France Bleu Périgord

Alors que le gouvernement a lancé une concertation sur l'épandage des pesticides près des habitations, le débat fait toujours rage entre les agriculteurs. Si certains font le choix d'en appliquer très peu, d'autres conçoivent les produits phyto-sanitaires encore très utiles.

La récolte de pommes de terre chez Françoise David à Saint-Astier
La récolte de pommes de terre chez Françoise David à Saint-Astier © Radio France - Mickaël Chailloux

Saint-Astier, France

C'est la récolte des pommes de terres chez Françoise David. Plusieurs saisonniers accompagnent les salariés de l'exploitation afin d'aider l'agricultrice. Mais, dans son exploitation à Saint-Astier, Françoise David fait des légumes bio et non traités. "Je suis partisane du non-traité" explique-t-elle, "car si on cultive de façon saine, les plantes résistent mieux aux intempéries et aux maladies"

La nécessité de s'adapter au non-phyto

En faisant un rapide tour de son exploitation, Françoise David montre ses radis, sous des bâches en toile afin d'éviter que les insectes viennent manger les feuilles. Les carottes, en revanches, voient plein de feuilles masquer les légumes. Mais en n'utilisant aucun pesticides, cela est normal. Néanmoins, ça n'affole pas l'agricultrice, qui préfère ça plutôt que de voir des produits chimiques dans l'air. "J'aime la nature naturelle, si on peut dire (rires). Le fait d'utiliser des produits "phyto" abîme cette nature"

"Il y a des bienfaits à certains pesticides" 

Pour Pierre-Henri Chanquoi, éleveur de bovins à Terrasson et élu à la Chambre d'Agriculture, le monde agricole doit s'adapter au changement de paradigme sur les pesticides. Mais, cela doit se faire de manière raisonnée et raisonnable. "On a fait d'énormes efforts sur ce point, puisque les doses sont de plus en plus faibles, bien plus faibles que certains consommateurs de produits dans leur jardin" note-t-il. Mais parfois, c'est nécessaire d'utiliser des pesticides. "Je les utilise quand mes bêtes sont malades. Comme lorsque nous sommes malades, et qu'on prend des antibiotiques" explique-t-il. Et l'éleveur de citer un exemple chez ses confrères céréaliers. 

"On a des fongicides qu'on utilise sur certaines céréales. Cela évite certains champignons qu'on peut retrouver dans la farine et dans le pain. Dans les années 1800, il y avait des dizaines de morts liés à des maladies dans la farine" 

Néanmoins, l'élu à la Chambre d'Agriculture n'est pas fermé à la limitation des pesticides. Selon l'ONG Generations Futures, la Dordogne était le 43e département de France où il a été vendu le plus de pesticides en 2017. Un chiffre qui, cependant, commence à dater un peu. 

Qu'en pensent les périgourdins ? Faut-il limiter l'usage des pesticides ? Réponse avec Macipsa Aït

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu