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Qu'est-ce que les néonicotinoïdes, qui pourraient être réautorisés dans les champs de betteraves ?

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Par , France Bleu
France

Interdits en France depuis deux ans, les pesticides dits "tueurs d'abeilles" pourraient être autorisés quelques années de plus dans les champs de betteraves. Ses effets néfastes sur l'environnement sont avérés mais il n'y a pas vraiment d'alternative pour lutter contre la jaunisse de la betterave.

ILLUSTRATION. Interdits en France depuis 2018, les pesticides néonicotinoïdes pourraient de nouveau être autorisés dans les champs de betteraves.
ILLUSTRATION. Interdits en France depuis 2018, les pesticides néonicotinoïdes pourraient de nouveau être autorisés dans les champs de betteraves. © Maxppp - Christian Watier

Deux ans après leur interdiction, les néonicotinoïdes s'apprêtent à faire leur retour en France. Ces pesticides dits "tueurs d'abeilles" ne sont plus autorisés depuis septembre 2018 mais un projet de loi est présenté ce jeudi en conseil des ministres pour accorder une dérogation aux producteurs de betteraves. Une demande pressante de la filière, alors qu'une maladie, la jaunisse de la betterave, est particulièrement virulente cette année.

Le terme "néonicotinoïdes" regroupe en fait sept molécules chimiques. Des substances qui ont été autorisées en France dans les années 1990 et qui sont rapidement devenues indispensables dans les champs de betteraves pour beaucoup d'agriculteurs. Elle constitue en effet l'une des seules réponses aux invasions de pucerons, qui peuvent transporter le virus responsable de la jaunisse. En 2016, au moment où l'interdiction de ces pesticides était décidée, 98% des champs de betteraves étaient traités avec des néonicotinoïdes. 

Une mortalité des abeilles en très forte augmentation

Mais si ces substances sont très efficaces sur les pucerons, elles le sont aussi sur les autres insectes et notamment les abeilles. Selon l'Union nationale de l'apiculture française (UNAF), la mortalité dans les ruches a explosé en une trentaine d'années. D'environ 5% dans les années 1990, elle s'élevait en 2018 à 90% dans certaines régions. D'autant que lorsqu'un champs est traité avec ces pesticides, les plantes n'en absorbent que 2 à 20%. Le reste passe dans le sol où ces substances peuvent rester plusieurs années avant de complètement se dégrader.

Mais pour autant il n'existe pas réellement d'alternative. Un champ de betteraves non traité touché par la jaunisse entraîne une chute de 30 à 50% de la récolte. Avec cette dérogation, le gouvernements souhaite donc laisser le temps à la filière de se retourner. Il en va selon lui, de la survie des planteurs de betteraves et de la filière sucrière, ce sont au total 40 000 emploiszs. Cette dérogation pourra s'étirer jusqu'en 2023.

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