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"On peut espérer qu’au déconfinement, il y aura très peu d’algues vertes en Bretagne"

Selon le centre d’études et de valorisation des algues de Pleubian (22), il n’y a quasiment pas d’algues vertes sur le littoral breton cette fin du mois d’avril. Ce sera, sans doute, pareil en mai. En revanche, il est encore trop tôt pour dire qu’il n’y aura pas d’algues vertes cet été.

La petite plage du Valais à Saint-Brieuc le 23 mai 2017 La petite plage du Valais à Saint-Brieuc le 23 mai 2017
La petite plage du Valais à Saint-Brieuc le 23 mai 2017 © Radio France - Johan Moison

"Lors du dernier survol, nous n’avons quasiment pas vu d’algues vertes sur les grandes baies sableuses sur lesquelles nous avons des gros problèmes de prolifération d’algues vertes ces dernières années". Sylvain Ballu, du centre d’étude et de valorisation des algues (CEVA) basé (22) a été autorisé à survoler la Bretagne, à bord d’un petit avion, pour observer ces algues qui, chaque année, entachent l’image de la région. 

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Si, depuis le ciel, le spécialiste n’a pas vu d’algues vertes sur le sable, en revanche, il n’a pas été surpris d’observer "des tapis d’algues vertes sur certaines vasières du Sud-Bretagne, classique à cette période". Alors, comment expliquer cette absence d’algues vertes sur les plages ? 

Situation pas inédite pour un mois d'avril

La situation actuelle n’est "pas inédite", tempère Sylvain Ballu. "Nous savons depuis longtemps que le fait d’avoir un hiver rigoureux, avec beaucoup de tempêtes, génère effectivement, des retards dans la prolifération des algues", ajoute le spécialiste. "On a eu jusqu’au 15 mars, un hiver très agité avec beaucoup de vent, beaucoup de tempêtes, beaucoup de houle et donc, nous nous attendions à un retard de la saison de prolifération des algues vertes". 

Oui, on sait qu’en mai, on aura moins d’algues.

A court terme, la situation actuelle ne devrait guère évoluer. "Nous faisons des suivis depuis 19 ans et nous avons un bon recul sur ce qui peut se passer", précise le spécialiste. "Pas d’algues vertes en avril, c’est déjà arrivé. Dans ces cas-là, on est systématiquement à un niveau plus bas au mois de mai par rapport à la moyenne pluriannuelle. Donc, on peut espérer qu’au déconfinement, on pourra trouver nos plages belles comme elles le sont actuellement". 

Plus difficile de prévoir la situation cet été

A plus long terme, les prévisions s’avèrent plus aléatoires. "On a l’exemple de 2018 où malgré une quasi-absence d’algues en avril, le mois de mai avait été toujours à un niveau très bas mais ensuite les choses avaient moins bien tournées, notamment sur la baie de Saint-Brieuc". Cette année-là, de gros orages au moins de juin avaient alimenté les cours d’eau en nitrates et engendré des marées vertes durant l’été. 

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