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L'ancien président de la République Valéry Giscard d'Estaing est mort à l'âge de 94 ans "des suites du Covid"

PHOTOS - Au cœur d'un exercice avec la Force d'action rapide nucléaire dans La Hague

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Par , France Bleu Cotentin, France Bleu

Pendant une semaine, une centaine d'agents de la force d'action rapide nucléaire participe à un exercice de grande ampleur dans La Hague. Le scenario : une tempête a balayé la centrale de Flamanville. L'objectif ? Rétablir l'alimentation en eau, air et électricité des deux unités de production.

Le poste de commandement de l'exercice a été installé sous une tente sur l'espace loisirs de Clairefontaine
Le poste de commandement de l'exercice a été installé sous une tente sur l'espace loisirs de Clairefontaine © Radio France - Pierre Coquelin

On a coutume de les appeler les "pompiers du nucléaire". La Farn (Force d'action rapide nucléaire) est née de l'après-Fukushima : cette force unique au monde est opérationnelle depuis le 1er janvier 2016 et capable d'intervenir dans n'importe quel site du parc nucléaire français. "Ce sont 300 professionnels du nucléaire qui s'entraînent à faire face à des situations d'urgence, et qui sont prêts à se projeter en moins de 24 heures pour appuyer un site qui pourrait être confronté à une situation de catastrophe naturelle ou autre. L'idée, c'est de ne pas rajouter un incident nucléaire à cette catastrophe", résume Pierre Eymond, le directeur de la Farn. Cette unité d'élite se compose d'un état-major à Paris et de quatre antennes réparties sur le territoire : Paluel, Bugey, Dampierre et Civaux. 

Dans chaque camion, un kilomètre et demi de tuyaux
Dans chaque camion, un kilomètre et demi de tuyaux © Radio France - Pierre Coquelin

Agir dans les 24 heures

Depuis 2016, une quarantaine d'exercices ont été réalisés au total dans les sites nucléaires français. Durant une semaine fin octobre, une centaine d'agents EDF et une trentaine de véhicules sont mobilisés pour un scenario dans La Hague, aux abords de la centrale de Flamanville. 

Au top, vous avez 50 équipiers qui sont prêts à rejoindre leur service en moins d'une heure. Première équipe en moins de 12 heures sur le site. Et notre contrat, c'est 100 personnes en moins de 24 heures pour assurer la réalimentation du site nucléaire en eau, air et électricité - Pierre Eymond, directeur de la Farn

Une base arrière a été mise en place à l'espace loisirs de Clairefontaine, à Biville, soit à une petite quinzaine de kilomètres de la centrale à vol d'oiseau. Sous la tente du poste de commandement, c'est l'effervescence. Le scenario : une grosse tempête a balayé le site nucléaire de Flamanville. "On est en train de traiter un accident nucléaire sur Flamanville. Il s'agit d'une perte totale des alimentations électriques, avec un _accident à l'intérieur du cœur_, qui fait qu'il y a des rejets à l'extérieur", explique Noëlie. C'est elle qui compile toutes les informations qui lui parviennent de la quarantaine d'équipiers sur le terrain. 

Des drones servent aussi bien à des missions de reconnaissance qu'à des relevés radiologiques
Des drones servent aussi bien à des missions de reconnaissance qu'à des relevés radiologiques © Radio France - Pierre Coquelin

Des robots et des hommes

Parmi les principales missions, dégager l'accès aux sites et refroidir les installations nucléaires. Dans le cadre de l'exercice, un système de pompage est installé, avec plus d'un kilomètre de tuyaux. Dans leurs travaux, les agents sont aussi épaulés par le groupe d'intervention robotique sur accidents (GIE Intra) et son parc de robots et drones. Des objets très utiles pour des missions de reconnaissance, pour activer des leviers, ou encore réaliser des relevés radiologiques. "Les robots vont de six kilos à six tonnes, et les drones de 300 grammes à dix kilos", confie Philippe Kessler, le directeur du GIE Intra. 

Les équipes disposent de robots pour aller au plus près des installations nucléaires
Les équipes disposent de robots pour aller au plus près des installations nucléaires © Radio France - Pierre Coquelin

La Farn n'intervient pas que pour des accidents nucléaires. Ainsi, en septembre 2017, elle a été engagée sur l'île Saint-Martin après le passage de l'ouragan Irma pour assurer un soutien logistiques aux équipes EDF sur le terrain : elle a permis le logement de 150 techniciens pendant un mois. Autre mission, début octobre 2020 : 109 équipiers ont été engagés dans le sud-est de la France après le passage de la tempête Alex, afin de dégager l'accès aux ouvrages hydroélectriques des vallées de la Roya, de la Vésubie et de la Tinée envahis par la boue et les déchets. 

La Farn en quelques chiffres

  • Création en 2016
  • 300 agents prêts à intervenir
  • 14 équipiers par colonne
  • 4 services régionaux (Paluel, Bugey, Dampierre et Civaux) et un état-major
  • 68 véhicules lourds et 44 légers
  • Plus de 40 exercices réalisés depuis 2016
  • 50.000 heures de formation par an
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