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La nouvelle éco : Platform garden, la start-up du bassin d'Arcachon qui veille sur la santé des jardins

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Par , France Bleu Gironde

Les produits phytosanitaires chimiques vont être interdits à l'horizon 2025. Pour traiter les jardins, il faudra des produits bio, et surtout être beaucoup plus vigilant sur l'état de santé des espaces verts. La start-up de Mios, Platform garden propose une veille sanitaire des jardins.

Avec l'interdiction des produits phytosanitaires chimiques, il va falloir bien surveiller les jardins pour les traiter avec des produits bio au bon moment. Photo d'illustration
Avec l'interdiction des produits phytosanitaires chimiques, il va falloir bien surveiller les jardins pour les traiter avec des produits bio au bon moment. Photo d'illustration © Maxppp - Vincent Isore

La vente de produits phytosanitaires aux particuliers ou pour entretenir les espaces verts public est interdite. Une interdiction qui s'étendra à toute la fillière d'ici 2025. Créée il y a 2 ans la start-up de Mios Platform garden propose des solutions pour éviter de les utiliser. Un peu comme sur Waze l'application routière, ce sont les remontées des utilisateurs qui permettent de mieux connaître l'état et les risques de maladie pour les jardins, et d'utiliser moins de produit chimique.

Un waze des jardins

Platform garden, pour l'instant, c'est une application mobile réservée aux professionnels des espaces verts : producteur, paysagistes, collectivité ou professionnels des golf et des terrains de sport. Dessus, ils informent de l'état de leurs jardins, de leurs pelouses. "Chaque professionnel a tout un catalogue de maladie qu'on appelle des bio agresseurs. Ils vont pouvoir déclarer ce qu'ils viennent d'observer sur leurs jardins, sur leurs golfs...", explique Arnaud Dugast, le fondateur de l'entreprise. Il n'en n'ai pas à son premier essai, c'est le directeur de la société de production de pelouse Covergarden.

Platform garden récupère toutes ces données, les analyse, en fait une carte. Cela leur permet de faire des prédictions de risque de maladie dans les jardins. C'est la veille sanitaire. C'est le cœur de l'action de l'entreprise. Ces informations sont ensuite distribuées à tous les acteurs de la filière et ça permet de proposer les meilleurs produits phytosanitaires bio au bon moment. "Dans la prévention de demain notamment dans les espaces verts, il va falloir être ultra précis puisque les produits eux même sont efficaces, mais avec un spectre d'utilisation et d'efficacité beaucoup moins large que les produits chimiques d'avant", affirme Arnaud Dugast. Fini donc de traiter une maladie en déversant beaucoup de produits chimiques, cette application va permettre de limiter les risques en amont.

Pour l'instant, il y a environ 1500 utilisateurs surtout en France, mais l'application se développe aussi en Suisse et en Belgique. Plus il y aura d'utilisateurs et plus les prédictions seront précises.

Une nouvelle application pour les jardiniers amateurs

Platform garden ne va pas s'arrêter là, aux professionnels. Le futur, c'est de s'adresser aussi aux jardiniers amateurs. Pour ça, Platform garden a créé une sonde qui analyse le sol des jardins et qui est connecté à une application. Elle va donner des conseils pour gérer au mieux son jardin proprement et avec plaisir. Elle pourra être connectée aussi aux dispositifs d'arrosage automatique ou de tonte autonome. Là encore, c'est pour faire entrer vraiment l'écologie dans les jardins. Le lancement pour les particuliers est prévu dans quelques mois. 

Le modèle économique 

La start-up, c'est un investissement de 800 000 €. Son modèle économique passe par l'abonnement. Certaines fonctionnalités sont gratuites et d'autres payantes. Arnaud Dugast espère être rentable d'ici fin 2022.

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