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Pollution à Paris : des niveaux toujours inquiétants dans les écoles

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Par , France Bleu Paris

La pollution aux particules fines dépasse les normes sanitaires dans les cours d'école, selon une étude menée par Airparif dans 44 établissements scolaires parisiens,

Une cour d'école maternelle du 18e arrondissement de Paris
Une cour d'école maternelle du 18e arrondissement de Paris © Maxppp - Julien Duffé

A Paris, lorsqu’ils jouent dans la cour de leur école, les enfants sont exposés à des niveaux de particules fines qui dépassent les normes sanitaires. C’est la conclusion d’une étude menée par Airparif, pour le compte de la Ville de Paris, et dont les résultats ont été présentés mardi soir aux enseignants et représentants de parents d’élèves des établissements concernés. 

Les mesures ont été réalisées pendant un an, de septembre 2019 à septembre 2020, dans 44 établissements de la capitale (crèches, écoles et collèges) et dans plusieurs rues adjacentes, grâce aux stations fixes d’Airparif et à des microcapteurs, financés par Bloomberg Philantropies.

Les murs efficaces contre le dioxyde d’azote

Les résultats de cette étude dresse une situation contrastée selon les polluants. En ce qui concerne le dioxyde d’azote (NO₂), principalement issu du trafic routier et notamment des véhicules diesel, les niveaux mesurés sont inférieurs aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). 

Par ailleurs, l’étude confirme que ces taux diminuent significativement à mesure qu'on s’éloigne du trafic routier. Airparif relève ainsi une baisse de 36% en moyenne des concentrations de NO₂ dans les cours d’école par rapport aux rues adjacentes, les bâtiments et les murs ayant un « effet écran ». Seule la cour de l’école Etienne Marcel (2e arrondissement), qui ne possède pas de mur de séparation, affiche le même taux de pollution que la rue.  

La pollution aux particules fines toujours trop importante

En revanche, pour les particules fines (PM2.5), il n'y a pas pratiquement pas de différences entre la situation dans la rue et dans les cours d'école. "Ce polluant est émis par de nombreuses sources et pas principalement par le trafic routier. Les concentrations sont donc spatialement plus homogènes", explique Airparif. Conséquence, tous les établissements présentent des taux de concentrations de particules fines supérieurs aux recommandations de l’OMS. 

Pour espérer faire baisser ce polluant dans les cours d’école, il faut donc s'attaquer à la pollution de fond. La Ville de Paris prévoir d’interdire la circulation de tous les diesels d’ici à 2024 et des essences en 2030. Par ailleurs, elle a mis en place  le dispositif "rues aux écoles" qui rend les abords de 155 établissements piétons ou limite très fortement le trafic routier.

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