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Pollution de l'air : les habitants de Clermont-Métropole invités à tester des micro-capteurs

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Par , France Bleu Pays d'Auvergne

L'observatoire régional de la qualité de l'air innove. Atmo Auvergne-Rhône-Alpes lance une captothèque pour permettre aux habitants de Clermont-Métropole de mesurer eux-mêmes la pollution de l'air. Chaque volontaire pourra utiliser un micro-capteur et lire les résultats en temps réel.

Le micro-capteur prêté par Atmo AuRa
Le micro-capteur prêté par Atmo AuRa © Radio France - Dominique Manent

Atmo AuRa, l'association qui observe la qualité de l'air dans la région, sensibilise les citoyens, et accompagne les décideurs, lance une expérience sur dix mois. Clermont-Métropole, mais aussi Lyon, et Grenoble, mettent à la disposition de leurs habitants des micro-capteurs mobiles. A Clermont, 15 appareils vont tourner chaque mois, à raison de 15 jours par utilisateur. Unique en France ! Les inscriptions démarrent ce lundi, sur la plateforme captotheque.fr

Comment ça marche ?

Ce micro-capteur est un petit boitier à glisser dans son sac ou à accrocher à sa ceinture quand on se déplace, ou bien à poser sur une table. Il mesure la pollution en temps réel et on peut lire les résultats instantanément sur son téléphone, via une connexion Bluetooth.

"Des courbes vont apparaître expliqueCyril Besseyre, correspondant Atmo Auvergne et Loire. Vous avez un code couleur associé, vert, orange, et rouge, ce qui vous permet de voir dans quel niveau de pollution vous vous trouvez. Les particules sont classées en fonction de leur taille : PM 1, PM 2,5 et PM 10. Plus le chiffre est petit, plus on mesure des particules fines, voire ultra fines, qui pénètrent profondément dans l'appareil respiratoire et peuvent y exercer des effets délétères ou pathogènes".

Cyril Besseyre, correspondant territorial Auvergne et Loire pour Atmo AuRa
Cyril Besseyre, correspondant territorial Auvergne et Loire pour Atmo AuRa © Radio France - Dominique Manent

Le système peut être activé n'importe où, n'importe quand. Il est conseillé de faire des sessions courtes, de cinq minutes à une heure par exemple. Objectif de l'expérience, varier les situations et les contextes : dans le tram, le bus, à bord de sa voiture ou sur son vélo. 

Et ne pas oublier l'intérieur, sa maison, sa cuisine. Là aussi, l'air est pollué. Faire brûler de l'encens, des bougies, le fait de cuisiner etc... autant de sources de pollution. "A chacun de faire ses expériences !" résume Cyril Besseyre. 

Nicolas Bonnet, président du comité territorial Auvergne d'Atmo AuRa, et adjoint à la ville de Clermont en charge de la qualité de l'air, a lui-même testé en avant-première. "Bien que je connaisse le phénomène, j'ai été surpris. Je me suis rendu compte que l'air intérieur, qui est souvent plus mauvais que l'air extérieur, peut être très bon dans des pièces bien aérées. En ville, et selon le temps, la qualité de l'air est loin d'être la même. J'ai aussi pu me rendre compte qu'on n'était pas du tout protégé dans l'habitacle de sa voiture par rapport à un vélo. Je me suis retrouvé en terrasse près de fumeurs, j'ai constaté un pic de pollution. Bien qu'étant à l'extérieur, il y avait du tabagisme passif".

Comment participer ?

A compter de ce lundi 21 septembre, les personnes intéressées peuvent s'inscrire sur la plateforme captotheque.fr et les demandes seront traitées par ordre d'inscription. Chaque mois, 15 capteurs seront prêtés durant deux semaines consécutives aux expérimentateurs. Des ateliers seront organisés pour expliquer les mesures, faire le bilan, et mettre en perspective les données. La condition : disposer d'un téléphone portable, doté d'un système Android, pour pouvoir télécharger l'application.

L'objectif de l'opération est que "chacun se rende compte de ce qu'on ne voit pas, c'est-à-dire la qualité de l'air qu'on respire" souligne Nicolas Bonnet pour "envisager des actions collectives, comme le fait d'avoir moins de trafic automobile, plus de transports en commun, plus de vélos, ou encore d'avoir des systèmes de chauffage plus efficaces".

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