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Puy-de-Dôme : une pétition citoyenne pour mieux répartir la ressource en eau

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Par , France Bleu Pays d'Auvergne

Face aux sécheresses récurrentes, cette pétition demande qu'en cas de restrictions, tous les usages de l'eau soient impactés, notamment les captages à des fins commerciales.

La pétition du collectif "Eau bien commun 63" demande que l'eau soit attribuée en priorité aux populations et à la préservation de la biodiversité et pas aux usages commerciaux.
La pétition du collectif "Eau bien commun 63" demande que l'eau soit attribuée en priorité aux populations et à la préservation de la biodiversité et pas aux usages commerciaux. © Maxppp - Jean-Marc Quinet

Face à la multiplication des sécheresses, ces citoyens ont lancé une pétition pour réclamer une plus juste répartition de la ressource en eau. Ils veulent faire évoluer l'arrêté préfectoral qui encadre les restrictions en cas de sécheresse. Un texte qui aujourd'hui ne couvre pas tous les usages de l'eau. 

"Tout ce qui est eau souterraine n'est pas inclus, donc des sociétés comme Volvic ne sont pas impactées", déplore Laurent Campos Hugueney, porte-parole du collectif Eau Bien Commun 63. "Ils ont une autorisation préfectorale, et tant qu'ils restent dans ce droit de prélèvement annuel, quel que soit l'état de la ressource en eau, ils ne sont pas impactés."

Le collectif Eau Bien Commun 63 dénonce les prélèvements industriels dans les eaux souterraines comme celles de Volvic.

_"_Le niveau de la nappe baisse de manière très importante", raconte celui qui est aussi maraîcher bio et membre de la Confédération Paysanne. Une baisse de la nappe au point que l'été dernier, les résurgences de la source se sont taries dans plusieurs communes, asséchant une pisciculture à Saint-Genès-l'Enfant.

Des prélèvements en baisse du côté de Volvic

La société des eaux de Volvic répond de son côté qu'elle fait tout pour préserver cette source et qu'elle a notamment baissé de 13 % en un an ses prélèvements d'eau. "Nos experts hydrogéologues sont chargés d'opérer une gestion durable et raisonnée de la ressource qui va au-delà de nos obligations réglementaires", assure Jérôme Gros, directeur du site d'embouteillage de Volvic. 

Jérôme Gros, directeur du site d'embouteillage de Volvic.

"Nous, _on prélève environ 20% de cette source__, mais on travaille main dans la main avec les structures qui sont chargées d'alimenter en eau potable Riom et les communes avoisinante_s."  

Donner la priorité aux populations et à l'environnement

Plus de 2000 personnes ont déjà signé la pétition d'Eau bien commun, pour demander que cet arrêté cadre sécheresse soit mis en conformité avec la Loi sur l'eau et le milieu aquatique, "qui prévoit que la priorité va aux populations et à la préservation de la biodiversité avant d'aller aux usages commerciaux".

Laurent Campos Hugueney, porte-parole du collectif Eau Bien Commun 63.

Parmi les usages de l'eau dénoncés par ces citoyens, il y aussi l'irrigation de cultures destinées à l'exportation.

La préfecture du Puy-de-Dôme a répondu à la pétition et à la volonté du Préfet de Région de revoir ce fameux arrêté. Les travaux de réécriture doivent aboutir d'ici la fin de l'année.

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