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Réchauffement climatique : "Le pire est à venir" pour les enfants d'aujourd'hui d'après l'ONU

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Canicules extrêmes, pénuries d'eau, exodes… Quand les enfants nés en 2021 auront 30 ans, la vie sur Terre comme nous la connaissons ne sera plus la même à cause du réchauffement climatique, alertent les experts climat des Nations unies dans un vaste projet de rapport.

La planète risque de subir des "impacts irréversibles" si l'on dépasse les 1,5°C, alerte le Giec.
La planète risque de subir des "impacts irréversibles" si l'on dépasse les 1,5°C, alerte le Giec. © Maxppp - Julien BARBARE

La vie sur Terre peut se remettre d'un "changement majeur", pas l'humanité. C'est l'une des très nombreuses conclusions d'un projet de rapport alarmant des experts climat de l'ONU, texte colossal de 4.000 pages qui doit être adopté début 2022. Si le seuil des 1,5°C fixé par l'accord de Paris pour limiter le réchauffement climatique est dépassé, il y aura pour la planète des "conséquences graves" et parfois "irréversibles" pendant des siècles. Les pays les plus pauvres seront les premiers à en souffrir.

Des phénomènes météo dévastateurs

Les centaines de scientifiques, rattachés au Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), sont sans appel : "Le pire est à venir, avec des implications sur la vie de nos enfants et nos petits-enfants bien plus que sur la nôtre". L'Asie du Sud et du Sud-Est, le golfe Persique, le golfe du Mexique, ou des parties du continent africain, sont les régions les plus exposées. Ceux qui subiront le plus les phénomènes météo dévastateurs sont, paradoxalement, ceux qui émettent le moins de CO2. 

Des épisodes de "canicules extrêmes" risquent de frapper 420 millions de personnes au-delà des 1,5°C, des pénuries d'eau également. Et si rien n'est fait, 80 millions de personnes de plus pourraient être menacées par la faim. Dans les décennies à venir, la santé de dizaines de millions d'habitants sera fragilisée, soit par la malnutrition, par les sécheresses ou les maladies provoquées par le changement climatique. Ceux qui vivent dans les villes côtières risquent de subir, d'après le rapport, des phénomènes de vagues-submersions plus fréquents en 2050, provoquant des phénomènes d'exode.    

Des mesures drastiques à prendre d'urgence

Des "points de bascule" inquiètent particulièrement les chercheurs. En cas de modification, ce serait la catastrophe. Au-delà de +2°C, la fonte des calottes glaciaires du Groenland et de l'Antarctique de l'Ouest (qui contiennent assez d'eau pour provoquer une hausse du niveau de la mer de 13 mètres) pourraient par exemple entraîner un point de non retour.

L'objectif de ce rapport est d'alerter les autorités, de les inciter à prendre d'urgence des mesures. "Chaque fraction d'un degré compte", appuie le Giec. Il est impératif de conserver et restaurer les mangroves et les forêts sous-marines de kelp, qualifiées de puits de "carbone bleu", qui augmentent le stockage du carbone et protègent contre les submersions, fournissent un habitant à de nombreuses espèces. "Nous avons besoin d'une transformation radicale des processus et des comportements à tous les niveaux: individus, communautés, entreprises, institutions et gouvernement", plaide le rapport.  "Nous devons redéfinir notre mode de vie et de consommation".

Un rapport salué par Greta Thunberg

Ce projet de rapport de l'ONU sur le climat a été salué par l'activiste suédoise Greta Thunberg. Un document qui va permettre de voir "la réalité en face" a-t-elle déclaré dans un entretien accordé à l'AFP. S'il confirme que la situation climatique est "très grave" et qu'il faut "agir maintenant", le texte issu du Giec est aussi source "d'espoir" car il montre que "de plus en plus de gens sont prêts à dire les choses telles qu'elles sont" a affirmé la jeune militante. 

"C'est la réalité et c'est à cela que nous allons devoir nous adapter", a insisté la meneuse des Fridays for Future et des grèves des jeunes pour le climat. "Certaines personnes sont obsédées par l'idée de ne pas faire peur au point qu'elles ne veulent pas parler de crise climatique. Mais de mon expérience avec les gens que j'ai rencontrés, c'est exactement l'inverse". "La pire chose c'est quand on ne veut pas affronter la réalité et qu'on atténue les choses, en disant :'ça va aller, ne vous inquiétez pas'" a plaidé la jeune militante.

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