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Environnement

Réchauffement climatique : l'ONU redoute 280 millions de personnes déplacées avec la montée des eaux

Selon un rapport de l'ONU que l'AFP s'est procuré en exclusivité, le réchauffement climatique provoqué par les activités humaines va avoir des conséquences dramatiques. La hausse du niveau des océans pourrait provoquer le déplacement de 280 millions de personnes.

Les glaciers situés à basse altitude, comme en Europe centrale, dans le Caucase, l'Asie du Nord et la Scandinavie, devraient perdre plus de 80% de leur volume d'ici 2100 (photo d'illustration)
Les glaciers situés à basse altitude, comme en Europe centrale, dans le Caucase, l'Asie du Nord et la Scandinavie, devraient perdre plus de 80% de leur volume d'ici 2100 (photo d'illustration) © Maxppp - Vincent Isore

Dans l'hypothèse optimiste où le réchauffement climatique serait limité à 2°C par rapport à l'ère pré-industrielle, la hausse du niveau des océans pourrait provoquer le déplacement de 280 millions de personnes dans le monde. Ce sont les conclusions alarmantes du prochain rapport du Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) que l'AFP a pu consulter en exclusivité. Si rien n'est fait pour limiter la hausse de la température planétaire, les cyclones vont être plus fréquents et de nombreuses mégapoles et nations insulaires pourraient être inondées chaque année à partir de 2050. Les dommages causés par les inondations pourraient être multipliés par 100, voire 1.000 d'ici 2100.

La fonte du permafrost, une menace pour l'humanité

D'après les données scientifiques, l'ensemble de la cryosphère, qui regroupe banquise, glaciers, calottes polaires et sols gelés en permanence est menacée par les émissions de gaz à effet de serre.

Les experts estiment qu'au rythme actuel, 30% à 99% du permafrost, couche du sol gelée en théorie toute l'année, aura fondu d'ici 2100. Or, le permafrost renferme du dioxyde de carbone (CO2) et du méthane (CH4), des substances qui vont encore accélérer le réchauffement climatique, une fois libérée par le dégel.

Des millions de gens touchés par la fonte des glaces

D'après les experts du Giec, les calottes du Groenland et de l'Antarctique ont perdu plus de 400 milliards de tonnes de masse par an dans la décennie précédant 2015, ce qui correspond à une hausse du niveau de la mer de près de 1,2 millimètre chaque année. 

Mais c'est l'état des 200.000 glaciers que compte la Terre qui inquiète le plus les scientifiques. Plus petits que les calottes glaciaires, ils sont particulièrement vulnérables à la hausse des températures. Selon une étude publiée en avril 2019 dans la revue Nature, au cours des cinquante dernières années la fonte des glaciers a déjà entraîné une élévation du niveau de la mer de 2,7 cm, contribuant pour 25 % à 30 % de la hausse globale. 

Même en cas de réduction des émissions de gaz à effet de serre, les glaciers des grandes montagnes asiatiques pourraient perdre plus d'un tiers de leur glace prévient le Giec et plus de 90% des glaciers alpins pourraient disparaître d'ici la fin du siècle. Cela aura des répercussions sur "l'eau potable" et "l'agriculture, soit des millions et des millions de gens", a indiqué Harjeet Singh, de l'ONG ActionAid, à l'AFP. Dans l'Himalaya, près de 2 milliards de personnes dépendent de l'eau de ces glaciers qui alimentent des rivières. À La Paz, capitale de la Bolivie, où les glaciers des Andes fournissent 30% de l'eau potable aux habitants durant l'hiver, en 2016, "près de 100 quartiers" ont été "privés totalement d'eau pour plus d'un mois, c'était comme un film d'horreur venu du futur", a raconté à l'AFP Marcos Andrade, directeur du Laboratoire de physique atmosphérique à l'Université San Andrés. "Les gens étaient en train de battre entre eux pour l'eau".

Les experts s'inquiètent aussi de la diminution continue des réserves de poissons, dont dépendent de nombreuses populations pour se nourrir.

Efforts insuffisants des plus gros pollueurs

Le rapport de 900 pages qui doit être rendu public le 25 septembre, deux jours après la tenue à New York d'un sommet mondial pour le climat convoqué par le Secrétaire général de l'ONU. Antonio Guterres veut obtenir des engagements plus forts des pays pour réduire leurs émissions de CO2 alors qu'au rythme actuel, elles conduiraient à un réchauffement climatique de 2 à 3°C d'ici la fin du siècle.

Les experts craignent que la Chine, les États-Unis, l'Union européenne et l'Inde -responsables de 60% des émissions de gaz à effet de serre-, arrivent avec des promesses qui ne soient pas à la hauteur des enjeux.

Le président américain Donald Trump a déjà fait part de son intention de retirer les États-Unis de l'Accord de Paris de 2015 dont l'objectif affiché est de contenir l'augmentation moyenne de température bien en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels.

L'Inde est de son côté en train de développer rapidement l'énergie solaire mais continue d'accroître ses capacités charbonnières.

L'Union européenne tend vers un "objectif de neutralité" carbone à atteindre pour 2050 mais plusieurs États membres rechignent à s'engager.

Enfin, la Chine, qui émet presque autant de CO2 que les États-Unis, l'Union européenne et l'Inde combinés, envoie des signaux contradictoires.

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