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Réchauffement climatique : quelles espèces sont en voie d'extinction en Côte-d'Or?

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Par , France Bleu Bourgogne

Certaines espèces pourraient disparaître à cause du réchauffement climatique en Côte-d'Or, en particulier dans le Morvan. Lesquelles, et comment les protéger? On vous explique.

La fameuse truite fario, espèce protégée en Côte-d'Or, mise en danger
La fameuse truite fario, espèce protégée en Côte-d'Or, mise en danger © Maxppp - Vanessa MEYER

Quelles espèces pourraient disparaître en Côte-d'Or? Ce n'est pas aussi emblématique que les ours polaires menacés d'extinction d'ici à 2100 à cause de la fonte des glaces, selon une étude sortie la semaine dernière; mais chez nous aussi la faune est menacée par le réchauffement climatique.

La truite fario subit de plein fouet le réchauffement climatique

Véronique Lebourgeois est chargée de mission Life Naturadapt au Parc Naturel Régional du Morvan, son travail porte sur l'adaptation des espèces aux changements climatiques dans les rivières et tourbières. Des recherches qui prennent tout leur sens alors que la Côte-d'Or traverse une nouvelle période de sécheresse :  "moins d'eau dans les rivières, ça veut dire moins de ressources. Les premières espèces qui me viennent en tête sont celles qui sont liées au milieu aquatique."

Ecoutez les inquiétudes de cette spécialiste à propos de la truite fario :

Véronique Lebourgeois, chargée de mission "Life Naturadapt" au parc du Morvan sur la truite fario

Vous connaissez la fameuse truite fario, que nos pêcheurs apprécient ? Eh bien cette espèce protégée, emblématique de notre région, vit dans les courants frais du Morvan : quand son eau atteint les 19 degrés de température elle est en stress, à partir de 25 degrés, elle meurt. Déjà mise à mal par l'usage et la pollution de son milieu naturel, "la truite pourrait malheureusement continuer à décroître," nous explique Véronique Lebourgeois. 

La moule perlière, le lézard vivipare également en danger dans le Morvan

Toujours dans les cours d'eau, un peu moins connue cette fois, il y a la moule perlière. Elle aime l'eau de bonne qualité, son cycle de reproduction dépend justement des truites. Si l'une décroit, l'autre sera aussi impactée. Direction les hauteurs du Morvan, on l'on trouve le lézard vivipare. Lui, se plait dans les zones fraîches à 600 mètres d'altitude. Comme le Morvan ne dépasse pas les 800 mètres, il ne pourrait pas monter beaucoup plus haut pour retrouver sa température de prédilection, tout en restant chez nous.  

Le lézard vivipare que l'on trouve dans les hauteurs du Morvan moins connu que son cousin le lézard des murailles
Le lézard vivipare que l'on trouve dans les hauteurs du Morvan moins connu que son cousin le lézard des murailles © Radio France - Philippe Clément

Il y a également la libellule sympetrum danae qui ne se reproduit que dans les zones humides. Elle est très liée à certaines plantes, telles que des mousses typiques des tourbières. Si ces mousses régressaient, on devrait dire adieu à cette libellule dans notre zone.   

La libellule sympetrum danaé
La libellule sympetrum danaé © Maxppp - J. Fieber

Est-ce qu'on peut faire quelque chose pour protéger ces espèces ? 

"Ce sont des projections, nous avons encore peu de données sur les espèces, leur sensibilité, leur cycle de reproduction. Peut-être que des hivers plus doux pourraient aider. C'est plus difficile de trancher chez nous, qu'avec l'ours polaire," poursuit Véronique Lebourgeois. Et puis on peut agir sur le terrain, on doit protéger nos cours d'eau, éviter leur pollution ou d'y faire pression.  

Il faut aussi aider la faune à faire face aux problèmes climatiques. Depuis des années, les spécialistes essayent donc de faciliter l'écoulement, en retirant les obstacles dans les rivières par exemple, pour la rendre plus naturelle. L'idée, c'est que les espèces puissent se déplacer, changer de milieu et s'adapter lorsqu'il y a une crise là où elles sont, comme une sécheresse.   

Comme nos bêtes résistent mal à la chaleur, on peut aussi jouer sur la température de l'eau. L'ombre tout bêtement peut aider : une rivière en plein soleil pendra plusieurs degrés de plus qu'un rivière ombragée. Les agriculteurs sont incités à laisser pousser les arbres en bords de berge.

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