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Environnement

Reims : l'usine Charbonneaux Brabant, classée Seveso, est "sans risque"

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Par , France Bleu Champagne-Ardenne

Suite à l'incendie de l'usine Lubrizol à Rouen, Bruno Le Maire s'est interrogé sur l'implantation des ces sites en ville. A Reims, l'usine Charbonneaux Brabant est classée Seveso seuil bas. Elle se trouve juste à côté de l'ancienne friche Sernam où un nouveau quartier est en cours de construction.

L'usine Charbonneaux Brabant est située à côté de la friche Sernam
L'usine Charbonneaux Brabant est située à côté de la friche Sernam © Radio France - Raphaël Cann

Reims, France

Bruno Le Maire s'est exprimé après l'incendie de l'usine Lubrizol à Rouen le 26 septembre. Le ministre de l'économie s'est interrogé sur la proximité des sites Seveso dans les centre-ville. 

A Reims, une usine est classée Seveso seuil bas. Il s'agit de l'usine Charbonneaux Brabant, située juste derrière l'ancienne friche Sernam où un complexe aqualudique, des bureaux et une salle événementielle sont construits.

Le site produit annuellement 100.000 tonnes de vinaigres, de moutardes ou de sauces. "Il n'y a pas de raison de s'inquiéter", tempère Valéry Brabant, le directeur. L'usine est classée Seveso dans la rubrique 4510 donc pour  la présence de javel, entre 100 et 200 tonnes occupent les cuves. "C'est un risque de déversement, c'est un produit qui peut porter atteinte à l'environnement", poursuit-il.

Des cuves de rétention

Quel risque en cas d'incendie ? En cas d’effondrements ? "Les bâtiments sont séparés les uns des autres, ils ne pourraient pas s'effondrer en chaîne." Et si une cuve se renverse, "il y a des bacs de rétention." 

Ce sont d'immense blocs de bétons dimensionnés pour contenir la javel. "Et dans le scénario le plus improbable où un bac ne fonctionnerait pas, la javel se retrouverait simplement dans les égouts", explique Valéry Brabant.

Dans son avis sur le projet d'aménagement de la friche Sernam, l'autorité environnementale n'a pas relevée de danger toxique. Elle note effectivement, "un périmètre de risque de pollution des sols."

Des aménagements pour l'arrivée du nouveau quartier

De son côté, la mairie de Reims ne craint pas la proximité entre le nouveau quartier et l'usine. "Ce n'est pas un site chimique, ils font de l'agro-alimentaire", assène Arnaud Robinet. Des aménagements ont aussi été prévu en vue de cette futur collaboration. 

Les stocks de javels ont été déplacés vers un autre site situé dans la zone industrielle de Saint-Brice-Courcelles. La rue de la justice a été prolongée pour éloigner l'usine des futurs bâtiments. Le principal risque, explique la mairie, serait l'exposition aux fumées en cas d'incendie. "Mais elles ne seraient pas plus toxique qu'une maison ou une voiture qui brûlerait", précise Valéry Brabant, le directeur de Charbonneaux-Brabant.

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