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Environnement

Rejets anormaux de Tritium dans la Loire et la Vienne : un problème de méthodologie selon l'IRSN

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Par , France Bleu Touraine

L'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire met en doute le rapport de l'association Acro sur les rejets anormaux de Tritium dans la Loire et la Vienne. Pour l'IRSN, qui va mener une enquête, il y a un problème de méthodologie des prélèvements.

L'IRSN va mener de nouvelles mesures dans les mêmes conditions que l'ACRO
L'IRSN va mener de nouvelles mesures dans les mêmes conditions que l'ACRO © Maxppp - FRANCK FOUQUET MAXPPP

Indre-et-Loire, France

Le 18 juin dernier, L'Association pour le contrôle de la radioactivité dans l'Ouest (ACRO), implantée dans le Calvados, publiait un rapport sur la pollution de la Loire et de la Vienne. Cinq centrales nucléaires du Centre-Val de Loire et des Pays de la Loire étaient pointées du doigt dans cette enquête menée pendant 2 ans, grâce à des "préleveurs citoyens" effectuant des relevés mensuels à des points bien précis : aux alentours des centrales nucléaires de Belleville-sur-Loire, Dampierre-en-Burly, Saint-Laurent-des-Eaux, Chinon et Civaux, mais aussi à Saumur, à Saint-Mathurin-sur-Loire et à Saint-Saturnin-sur-Loire. L'ACRO avait observé des niveaux élevés de tritium, de l'hydrogène radioactif, dans tout le bassin de la Loire. Ils avaient aussi constaté "des niveaux autour de 20 à 30 becquerels par litre (Bq/L)" dans l'eau de la rivière, mais aussi dans l'eau de consommation des communes à proximité. Des taux bien au-dessus de leur seuil d'alerte fixé, par l'association, à 10 Bq/L.

Un problème de méthodologie

Mais selon l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN), le niveau anormal de tritium mesuré dans la Loire est vraisemblablement lié à un problème de méthodologie des prélèvements. L'Institut qui va poursuivre son enquête et qui estime "peu vraisemblable" qu'il s'agisse d'un incident dans le processus des rejets des centrales nucléaires d'EDF, qui sont plusieurs sur la Loire. Les centrales ont le droit de rejeter du tritium dans la limite de seuils fixés par les autorités.  L'hypothèse d'un rejet par une source autre qu'EDF est pour sa part "difficile à consolider".  Les experts jugent qu'un "problème lié à la méthodologie de prélèvement" est "l'hypothèse la plus vraisemblable".  Plus spécifiquement, la cause la plus probable réside dans des prélèvements en dehors de la zone dite de "bon mélange", c'est-à-dire dans laquelle la concentration en tritium est homogène.  "A la date de détection par l'ACRO du pic de concentration à Saumur, la principale source d'écart entre la mesure issue de la surveillance régulière et le modèle serait à attribuer principalement à un retard dans l'homogénéisation des rejets issus de la centrale de Chinon", indique l'IRSN.  Celui-ci compte poursuivre son enquête, avec l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), en lançant une nouvelle campagne de mesure dans des conditions "aussi proches que possibles" de celles ayant conduit à la mesure de l'ACRO à Saumur.

Avec l'AFP

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